« Il n’y a pas réellement rupture avec les FARDC…», selon le porte-parole de la Monusco

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MONUSCOLa question du renoncement par la RD Congo de l’appui de la Monusco dans la traque contre les rebelles rwandais des FDLR, a dominé la conférence hebdomadaire de la Mission onusienne, hier mercredi 18 février 2015 en son Quartier général à Gombe. A en croire son porte-parole, Charles Bambara, la Mission a pris acte de ce que le président de la République a dit et espère que les différentes positions seront conciliées afin de mener à bien les opérations contre les FDLR.
Interrogé sur les ingérences de la Monusco dans les affaires domestiques, ce représentant a indiqué que la feuille de route de son organisation est claire : soutenir les Forces armées de la RDC sur les plans logistique, technique, appuyer les élections en mobilisant les fonds, etc. « Comme dans toutes les amitiés, on ne s’entend pas toujours sur tous les points, il y a parfois des frictions, mais l’objectif reste le rétablissement de la paix… » a souligné Bambara, tout en précisant que les autres opérations menées conjointement par la Monusco et les FARDC continuent.
Rappelant par ailleurs que les FARDC ont défait le M23 grâce au soutien de la Monusco, Charles Bambara a fait noter qu’« il n’y a pas réellement rupture avec le partenaire, l’Etat congolais. « Il ne faut pas aller au-delà des propos du Chef de l’Etat, il ne faut pas non plus grossir cet aspect ‘renoncement’, on est en discussion et espère encore. Il n’y a pas réellement de rupture entre la Monusco et les FARDC. Les opérations continuent, le seul point de divergence est sur les FDLR. Les autres agences du système des Nations-Unies continuent de travailler normalement…»
Jouant toujours la carte de l’apaisement, le fonctionnaire onusien a indiqué que la Monusco ayant reçu le mandat du Conseil de sécurité a l’obligation de le mettre en œuvre. Les quelques problèmes que nous rencontrons sont une situation normale. « Notre travail n’est pas que militaire mais aussi humanitaire. A l’heure actuelle, 800 FDLR sont dans nos camps à Kisangani ; les opérations DDR se poursuivent et la mission de rapatriement est toujours d’actualité. La Monusco est déterminée à remplir ses obligations et à coopérer totalement pour la paix… » a-t-il conclu.
Toujours dans ce registre sécuritaire, le porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, a enfin déclaré que l’environnement sécuritaire dans les provinces situées dans la partie occidentale de la RDC, notamment Kinshasa, a été jugé calme, mais imprévisible, durant la semaine écoulée.

Elections : la Monusco engagée dans la recherche de financement

Invité à réagir sur le nouveau calendrier électoral global, la Monusco a salué cet avancé et promis de voir dans quelle mesure elle peut mobiliser la communauté internationale pour apporter ce qui manque le plus, c’est-à-dire l’argent pour financer ces élections. « Nous allons donc contribuer à la mobilisation des fonds pour ces élections. Les Nations unies sont engagées à financer les élections et le chef de la Monusco, Martin Köbler, rencontre régulièrement les ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo pour la mobilisation des fonds » a-t-il révélé. « Vous savez que les agences des Nations unies sont très mobilisées autour du financement de ces élections. M. Martin Köbler, le chef de la Monusco rencontre très souvent les ambassadeurs accrédités en RDC en séance de travail pour évoquer cela », a ajouté Charles Bambara.
A l’occasion de la publication du calendrier électoral global, la CENI a évalué le coût global des élections à 1.145.408.680 dollars américains. A cet effet, Charles Bambara a dit croire que « de plus en plus ces rencontres vont monter en puissance pour que les fonds promis par les uns et par les autres puissent être disponibles pour le déroulement de ces élections ».
Tshieke Bukasa