Hôtel des monnaies : incendie maîtrisé

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L’Hôtel des monnaies, la grande forteresse qui abrite les services de l’imprimerie de la Banque centrale du Congo spécialisée dans l’impression des billets de banque et des documents sécurisés de valeur, a enregistré dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 avril, vers 4 H 20’, un incendie dont les causes exactes seront prochainement connues à la lumière de l’enquête ouverte par les services spécialisés.

Pour en savoir davantage, nous sommes descendus hier sur le lieu du sinistre où le directeur général Vincent Ngonga a tenu, par souci de transparence, d’éclairer la lanterne de rares membres de la presse locale mis au parfum de la catastrophe avortée. Avec la franchise qu’on lui connaît, le directeur général de l’Hôtel des monnaies a donné les circonstances exactes de cet incendie, soulignant l’efficacité du système électronique d’alarme et louant les efforts déployés par les agents de surveillance, ainsi que la lutte contre le feu menée d’abord par la brigade de la police anti-incendie de l’Hôtel de ville de Kinshasa, rejointe bien tard par la police anti-incendie de l’Onatra et de la société Congo-SEP.  

 

Dans cet immeuble construit selon des normes de protection et de sécurité de niveau international, l’odeur de brûlé règne encore.

Aux côtés de Vincent Ngonga, il y avait ses plus proches collaborateurs, le directeur de contrôle et de la sécurité, Oscar Kashwantale Bugale et le directeur adjoint chargé de la maintenance, Clément Mbangu Kasalumuna.

Le récit fait à tour de rôle par les deux responsables des services techniques récuse toute spéculation.  

Selon eux, tout est parti des coupures brusques de l’énergie électrique enregistrées sous la pluie diluvienne dans la nuit de mercredi 21 au jeudi 22 avril 2010.

L’une des sirènes de l’Hôtel des monnaies a retenti à 4 H 20’, alors que venait d’être rétablie la fourniture du courant, surprenant brutalement aussi bien les agents de sécurité, que les techniciens commis à la permanence et les éléments de la police nationale. Sur les écrans de télésurveillance, un local est vite identifié comme le lieu de l’incendie.  Dans cette pièce, sont stockées quelques palettes des papiers fiduciaires qui brûlaient devant les regards inquiets des agents de surveillance.

Premiers réflexes, ils ont alerté tous les responsables de l’Hôtel des monnaies en commençant par le numéro un, le directeur général qui à son tour, en a fait part au vice-gouverneur. Pour éviter la propagation des flammes dans les autres locaux où sont gardés d’autres intrants de l’imprimerie de l’Hôtel des monnaies, le système de protection anti-incendie a été mis en marche. Les portes pare-feux aussitôt déployées circonscrivaient le feu pendant que les papiers continuaient à brûler.

On a alors fait appel à la brigade anti-incendie de l’Hôtel de ville de Kinshasa qui a pu accéder avec ses canons à eau jusqu’au cœur du foyer. Des heures plus tard, les flammes éteintes, les fumées continuaient à s’échapper lentement. Pour le directeur général Vincent Ngonga, les dégâts sont minimes. Il les évalue à 5,8 % du stock des papiers endommagés constitués principalement des rebus. Vincent Ngonga s’est réjoui de l’efficacité du système électronique d’alarme qui a fonctionné à merveille.

En même temps qu’une enquête a été diligentée pour connaître les causes exactes du sinistre, il a indiqué qu’aujourd’hui, les papiers non endommagés seront reconditionnés.

A en croire le directeur adjoint chargé de la maintenance Clément Mbangu Kasalumuna, la cause probable de ce sinistre serait une panne accidentelle d’origine électrique. Ce n’est pas la première fois qu’un tel sinistre survient à la BCC. Il s’est félicité de la qualité de la construction de cet immeuble, ainsi que des systèmes électroniques de télésurveillance et d’isolation du local sinistré. Ce qui a pu limiter les dégâts.

Vers 8 heures, l’incendie totalement maîtrisé, les activités de l’Hôtel des monnaies ont repris normalement, sans affecter aucun maillon de sa chaîne de production.             

   J.R.T. 

 

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