Hommage de la société civile à Floribert Chebeya

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Les associations de la société civile ont organisé hier jeudi 24  dans la salle des conférences de l’église Fatima de la Gombe  une journée de témoignage pour permettre à  tous ceux qui ont connu Floribert Chebeya dans son travail de s’exprimer. Hubert Tshiswaka, modérateur du jour, a déclaré que tout en faisant confiance au gouvernement au moment où ce défenseur des droits de l’homme va être porté en terre, les organisations de la Société civile  lui demandent  d’aller plus loin dans les investigations afin que justice soit rendue à la fois à  Floribert Chebeya, à sa famille biologique, à son chauffeur encore porté disparu, à la VsV et à toute la société congolaise. 

Parmi ceux qui ont connu l’infatigable défenseur des droits de l’homme figure l’Abbé Pundu.  Pionnier du groupe  Amos, celui-ci a évoqué les débuts de Floribert Chebeya et leur premier entretien en 1991. «Alors que la VsV n’était encore qu’un mouvement clandestin, un jeune homme, Floribert, est venu me consulter  au Centre Interdiocésain pour  me demander conseil et des orientations. Nous avions longuement discuté du contour de son combat et des risques qui entouraient l’exercice du combat des droits de l’homme dans notre pays à cette époque. Je crois, a déclaré le prélat  que Floribert  a été assassiné pour avoir mis en pratique de réaliser que les droits fondamentaux de l’homme se résument au droit de la vie d’où découle tous les autres droits. De tout le temps, a-t-il poursuivi, je l’ai vu défendre le droit  à la vie. «S’agissant du sens à donner au combat mené pendant deux décennies par Floribert Chebeya, l’Abbé José Pundu a avoué que le sens qu’il donnait à l’assassinat de ce dernier à défendre le droit à la vie  ne pouvait être compris  qu’en donnant  sa propre vie. L’abbé Pundu a conclu son témoignage en affirmant que  le meilleur hommage qui peut être rendu à cet activiste de la société civile, c’est de continuer le combat et d’être prêt à mourir pour que  la cause de la vie triomphe.

Un autre à rendre son hommage, c’est Fernandez, qui a qualifié Chebeya d’infatigable travailleur, courageux, engagé    qui considérait les droits de l’homme comme la pierre angulaire du développement durable. Pour preuve, le défunt consacrait 90% de son temps à son combat et 10% seulement à sa famille. Afin de pérenniser son œuvre, Fenandez a invité la société à créer et à multiplier d’autres Chebeya.

Très émus et incapable de se contenir, Jonas Tshiembela de la Nouvelle Société civile a parlé de l’humilité de Chebeya et de ses conseils judicieux sur le sens de l’engagement à servir la cause des droits de l’homme. A chaque fois que je le voyais, a-t-il reconnu, il me disait de ne pas compromettre mon avenir dans la lutte pour l’avènement d’un Etat de droit.   Pour ce faire, il  a invité à immortaliser celui-ci à jamais et à ne pas trahir sa mémoire, lui qui n’hésitait jamais à rendre service même aux jeunes organisations de la société civile.

Il faut cependant signaler que cette journée de témoignages qui s’est passé dans une atmosphère pesante a été ponctuée par la lecture de plusieurs messages  électroniques venus de plusieurs personnalités à travers le monde et de nombreuses organisations des droits   de l’homme. Toutes  ont salué à la fois le combat de l’homme et exigé que justice soit faite pour que la cause des droits de l’homme gagne.

A.Vungbo et Ntumba Théthé(Stg Ifgc)

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