Hier devant le Parlement réuni en Congrès : Kabila, « …croyez au moins à mes oeuvres !»

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Le chef de l’Etat a répondu présent, pour la quatrième et dernière fois de sa mandature, au rendez-vous avec le peuple congolais par l’entremise de ses représentants.

C’était à l’occasion de son discours sur l’état de la nation, prononcé hier mercredi 8 décembre devant les deux chambres du Parlement (Assemblée nationale et Sénat) réunies en Congrès pour la circonstance.

D’entrée de jeu, Joseph Kabila Kabange a qualifié l’année 2010 qui s’achève comme celle de grâce. 

            Justification : le pays a été quadruplement honoré au cours de cette année. Il s’agit entre autres des festivités commémoratives du Cinquantenaire de l’accession du pays à l’indépendance de l’atteinte par le gouvernement du point d’achèvement de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés), de la coupe d’Afrique des clubs champions, ainsi que la création d’un fils du pays en la personne de Laurent Monsengwo créé cardinal par le Pape Benoit XVI.

            D’où la reconnaissance de Joseph Kabila au Seigneur pour toutes ces bénédictions à son pays.

            Par ailleurs, il a reconnu que la Rdc n’a pas enregistré que d’événements heureux. Il y a eu aussi une succession d’événements malheureux notamment des catastrophes de tous genres et des accidents de circulation ayant causé de nombreuses pertes en vies humaines.

            Le chef de l’Etat a rappelé que c’est pour la quatrième fois qu’il se livre à ce même exercice, à savoir : le discours sur l’état de la nation devant le Parlement réuni en Congrès.

Il a dû rafraîchir la mémoire de l’assistance sur ses déclarations phares faites en marge des trois précédentes adresses à la nation.

Trois ans après, où en sommes-nous ? S’est-il interrogé avant de répondre en mettant un accent particulier sur les réalisations, notamment les infrastructures routières dans la capitale, Kinshasa.

            « Si vous ne croyez pas à mes paroles, croyez au moins à mes œuvres », a lancé Joseph Kabila, en citant un passage biblique.

C’était également l’occasion pour l’orateur de brosser le bilan de 4 ans de son mandat électif à la tête du pays.

            A ce sujet, il s’est montré très confiant en ses réalisations. Raison pour laquelle il a déclaré : « la réalité atteste la véracité. Le Congo se relève de son sommeil ». 

5 promesses à  l’investiture 

            Joseph Kabila a tenu à rappeler les 5 objectifs majeurs qu’il s’était assignés lors de son investiture. A savoir : rétablir et consolider la paix, rétablir l’Etat dans ses fonctions régaliennes, améliorer la gouvernance (politique, économique et sociale), relancer l’économie, et enfin la reconstruire le pays.

            Parlant de la sécurité, il a fait remarquer  que sur les 145 territoires que compte le pays, seuls 5 territoires posent problème. Donc, de manière générale, la situation s’est sensiblement améliorée sur le plan sécuritaire.

            Il a saisi l’occasion pour remercier les vaillants soldats des FARDC pour le travail abattu pour le rétablissement de la paix dans l’Est du pays.

Concernant le rétablissement de l’autorité de l’Etat ou celle de ses fonctions régaliennes, il a tenu à justifier sa décision prise dernièrement de suspendre l’exploitation minière dans la partie orientale du pays en proie à l’insécurité. Objectif : lutter contre l’exploitation illégale des ressources nationales.

            Sur le plan diplomatique, il a exprimé sa volonté de militer pour une coopération régionale efficace est en même de stimuler des projets intégrateurs.

Dans le même chapitre, il a réaffirmé sa détermination à mener à bout nombre de réformes amorcées, notamment celles de l’armée et de la justice.

            Concernant la réforme de la justice, il a rappelé la promulgation des lois adoptées par le parlement y afférentes. Tout comme la mise à la retraite des magistrats suivie du recrutement de nouveaux.

D’une manière générale, la situation s’est sensiblement améliorée, mais reste fragile à certains endroits et le bilan en deçà de la moyenne, a reconnu sportivement le chef de l’Etat, en déclarant : cela est inacceptable.

Et d’ajouter : l’heure est aux actes, et non plus à la moralisation.

            En outre, il a recommandé au parlement de mener à terme la procédure législative et la disciplinisation de la fonction de magistrat.

            Toujours dans le cadre de la réforme de la justice, il a promis la réhabilitation des prisons existantes à court terme, et la construction de nouvelles à moyen terme, de même l’amélioration des conditions carcérales. 

Dom

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