Henri-Thomas Lokondo : «Il faut réorganiser la justice»

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Sénateur issu des rangs de  l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP), Henri-Thomas Lokondo plaide pour la réorganisation de l’appareil judiciaire congolais. Le président de l’Union congolaise pour la liberté (UCL) a fait savoir sa position au cours d’une tranche à bâtons rompus avec la presse. Il ne s’en cache pas. « Il faut réorganiser la justice », a lâché, sans ambages, le sénateur Amp qui a eu comme indice le laisser-aller à l’enracinement des antivaleurs dans la communauté. Il a dit ne pas s’imaginer que les différents rapports nés des commissions d’enquêtes parlementaires moisissent dans les tiroirs alors que les auteurs supposés des « crimes » se la coulent douce. Il a pris, pour exemple, le rapport Lunda relatif au détournement attribué au gouverneur de province des fonds destinés aux Entités territoriales décentralisées de l’Equateur. Ici, il a souligné ne pas être à la recherche d’un quelconque poste mais c’est au nom du patriotisme qu’il dénonce. Tolérance zéro ? cette vision du Chef de l’Etat a été tournée en dérision, a fait observer le sénateur qui s’est plaint que « Tolérance zéro ne soit appliquée que sur des petits »

 

PPTE : la victoire de tous les Congolais
 Au chapitre économique, Lokondo s’est attardé sur le point d’achèvement de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE) que la RDCongo, aux dires du ministre des Finances, pourrait atteindre d’ici juillet. L’interlocuteur de la presse a fait savoir que l’actuel gouvernement avait déjà trouvé le processus entamé il y a cinq ans environ. « La victoire est la somme d’efforts de tous les Congolais », a précisé l’élu de l’Equateur qui a cependant tenu à porter à la connaissance de ses compatriotes qu’en soi, l’atteinte du point d’achèvement « n’est pas une panacée ». Il a pensé que les gouvernants devront en profiter pour, désormais, faire preuve de bonne gouvernance.
 Au sujet de la marche de l’Amp, Lokondo est d’avis que la plate-forme présidentielle devra se fonder sur des permanentes consultations entre alliés pour s’inscrire avec succès dans l’horizon politique. « Avant de décider, chercher à écouter les autres, ce qui n’est pas le cas à l’Amp », a regretté l’ancien conseiller privé de Joseph Kabila qui a, en outre, plaidé pour sa réorganisation.

Undjani : le ridicule…
 Notable de l’Equateur, Lokondo s’est cru en droit d’en savoir un peu plus sur les conflits fratricides endossés par les Enyele. Où est Undjani ? Question de la presse. Lokondo a dit perdre tout son latin en apprenant de la bouche du ministre de la communication que le chef rebelle des Enyele avait été arrêté. Information aussitôt démentie par des sources affirmant qu’Undjani a bien traversé les frontières nationales en abri au Congo voisin. « Comment peut-on faire une déclaration aussi importante de façon solennelle et après on apprend que Undjani est à Brazzaville ? », s’est interrogé ce notable qui a souligné avoir noté que les Congolais n’ont pas la culture de démission quand c’est nécessaire. Conclusion : « Il y a plus d’hommes politiques que d’hommes d’Etat ».

Année du social : doute
 L’interlocuteur de la presse s’est rappelé le discours d’investiture du Chef de l’Etat pour rafraîchir la mémoire de ses compatriotes. Kabila s’était opposé au jeu des chiffres, des statistiques pour exiger des actes concrets fondés sur l’amélioration du vécu quotidien des Congolais. Il a noté que la misère est et reste encore présente au pays en dépit de la proclamation de 2010 comme année du social. Il a invité le Premier ministre à organiser une itinérance d’Etat sur l’ensemble du territoire pour tâter les poûls de la désintégration sociale.                                                 

D-I.K

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