Henri-Thomas Lokondo : « C’est une erreur juridique et politique »

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Henri-Thomas Lokondo a associé sa voix à celles d’autres, en réaction à la publication, par la Commission électorale indépendante, du calendrier électoral pour les scrutins de 2011. Aux médias réunis hier dimanche 16 août à Limete, il a d’emblée signifié que le débat, lui-même, sur la fixation du calendrier électoral par la CEI est « un faux débat ». L’article 211 de la Constitution, fait-il remarquer, avait déjà aboli la CEI.  

            «L’article 9 point 1 de la loi créant la Ceni attribue à cette dernière, seule la compétence de l’organisation et de la gestion des opérations pré-électorales, électorales et référendaires (…) et la fixation du calendrier électoral fait partie des opérations pré-électorales », explique le président de l’Union congolaise pour la liberté (UCL).

            Il considère le travail fait par la Cei sur le calendrier électoral comme « un travail indicatif, un travail technique préparatoire qui sera indubitablement requalifié par la Ceni ». Et de poursuivre : « Si l’article 55 de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Ceni dit que « les actuels membres de la CEI restent en fonction jusqu’à l’installation effective des membres de la Ceni », cela « n’autorise pas la Cei de publier le calendrier des élections prochaines ».

            Aux yeux du sénateur Amp « c’est une erreur juridique et politique, car on est là dans le domaine de l’expédition des affaires courantes ». Et cette notion, poursuit-il, a une signification « claire » et « précise » en droit administratif. « Elle n’autorise pas la Cei de prendre ce genre de décision hautement politique réservée à la Ceni, la Cei n’a plus qualité pour engager la Ceni », persiste l’ancien conseiller privé du Président de la République qui admet que « c’est une question de compétence et de qualité ».

            En tout état de cause, estime-il, si la publication « prématurée » du calendrier est inappropriée, « il faut reconnaître quand même qu’à quelque chose malheur est bon, parce que cette publication a suscité un électrochoc au sein de la classe politique et de l’opinion qui doit considérer maintenant qu’on est réellement dans la dernière ligne droite pour les élections en vue d’éviter la vide juridique et le sempiternel débat sur la légitimité ou l’illégitimité des institutions, comme le souhaite le Chef de l’Etat et nous tous ».                                                             

D-I.K   

 

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