Hécatombe à l’Unikin !

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L’Université de Kinshasa était sous un grand choc hier mercredi 19 mai 2010 à l’annonce des décès des professeurs  Bonaventure Bibombe (Droit), Aubel Bikay (Psychologie) et George Engo ( Pharmacie). Les causes de leurs morts n’ont pas été précisées. Mais, leurs proches soutiennent que leur état de santé n’était pas aussi préoccupant pour conduire au trépas.

Surpris dans notre rédaction par la triple et triste nouvelle, le président de l’APUKIN (Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa), avait du mal à contenir son émotion. Il a passé plusieurs appels à ses collègues professeurs, comme pour se convaincre de l’irréparable auquel il avait du mal à croire. Toutes les réponses et précisions lui parvenues allaient dans le sens de la confirmation.

Il s’agit là d’une véritable hécatombe pour cet établissement d’enseignement qui perd du coup trois vieux routiers qui ont consacré l’essentiel de leur vie à la formation de l’élite congolaise.

Plusieurs professeurs très malades et abandonnés à leur triste sort sont en sursis. L’espérance de vie des enseignants du supérieur en RDC est devenue précaire en raison de leurs difficiles conditions de travail et d’existence.

En marge de cette série noire, l’on s’interroge sur l’avenir de l’enseignement supérieur et universitaire dans notre pays, en raison notamment du dysfonctionnement du système de préparation de la relève. Les professeurs ordinaires, professeurs et professeurs associés qui quittent le « bateau » par décès, par la retraite ou par le départ en « exil » vers d’autres cieux ne sont pas remplacés. Le vieillissement du personnel académique et scientifique est si prononcé que l’on commence à craindre de nouveau le manque de cadres, comme dans les premières années de notre indépendance.

A l’image de la Faculté de Polytechnique, la République Démocratique du Congo va être contrainte, si les mécanismes de renouvellement des effectifs ne sont pas maîtrisés, d’ « importer » des professeurs d’universités et d’instituts supérieurs dans les mois et années à venir. Tout ce qui reste à faire est que la Nation rende aux feus professeurs Bibombe, Bikay et Engo l’hommage que méritent leurs mémoires.

Kimp.

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