Haro sur les images pornographiques des bouquets satellitaires !

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  C’est des deux mains que la plupart de ménages congolais ont salué l’arrivée, mais surtout la démocratisation de chaines de télévisions satellitaires. Cela sans doute dans l’idée que le contenu proposé par les médias audio-visuels locaux ne correspondait plus à leurs attentes.

            D’ailleurs, une thèse de doctorat défendue par le professeur Henry Kokolo de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication, Ifasic,  il y a cinq ans, a prouvé l’exil communicationnel   de l’élite congolaise qui à la place des médias locaux, préfère consommer  les médias transnationaux.

            Cependant, avec le temps, certaines images diffusées par les bouquets à des heures de pointes blessent terriblement la morale et dérangent la culture africaine.

            Pour preuve, ces bouquets ne s’embarrassent guère de  distiller  de publicités, des extraits de films sans se soucier de qui va regarder. C’est le cas des images pour adultes qui sont diffusées lors des matchs de football, sans se demander qui va consommer au finish. On voit souvent de gens nus ou à moitié dévêtus.

            On imagine pas  la gêne que l’on peut éprouver  à regarder  pareilles scènes qui frisent l’indécence en compagnie de ses enfants, sa belle-mère, son beau-père  ou  ses ainés.   On a envie de disparaitre lorsque cela arrive, tellement que  le contexte culturel est chargé.

            S’agissant de la Rd Congo en particulier, l’Etat a pris soin de mettre sur pied une autorité de régulation pour veiller à la conformité et à la qualité du contenu. La question que se pose le public est de savoir, face à ce déferlement des images pornographiques et autres déviations que l’on constate, de  quelles armes dispose réellement le régulateur   pour arrêter la diffusion de ces types d’images. La question reste entière, car, on ne peut pas faire semblant de diffuser en Afrique en ignorant la culture africaine comme si l’on diffusait ces mêmes images en Europe.  A suivre.

VAN

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