Guerre de l’est : le Rodhecic insiste sur le dialogue entre Congolais

0
19

 

« Nous sommes en colère contre le Chef de l’Etat, le gouvernement et les partis politiques de la majorité présidentielle  qui n’arrivent pas à résoudre durablement la problématique de la sécurité et  de la protection des populations de la RDC…. ». Ces propos  qui ont un lien avec la guerre de l’Est, émanent des acteurs sociaux, membres du Réseau d’Organisations des Droits Humains et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne « Rodhecic ». Contenus dans un communiqué  établi en date du 24 novembre 2012 et dont une copie nous est parvenue, ils  ont été tenus le même jour  par Jean- Baptiste Ndundu, secrétaire exécutif du Rodhecic.

Les sociétaires  de la plate-forme qui se sont retrouvés le week-end passé à Lingwala ont motivé leur rencontre par l’occupation partielle par le M23  de quelques territoires du Nord-Kivu, à savoir, Rutshuru, Nyragongo, Masisi et la ville de Goma. Ils se sentent  interpellés par la guerre médiatique qui voudrait faire croire que les populations congolaises sont de cœur avec les mutins.

Le Rodhecic affirme que les Congolais n’épousent pas les thèses des rebelles. D’autant plus que les nombreux cas de violations des droits de l’homme, le drame humanitaire que nous vivons par le biais des déplacés et autres réfugiés  sont des raisons suffisantes de récuser la présence des soldats du M23.

Selon ce document, l’absence d’une vision commune des acteurs politiques congolais sur le drame de l’Est est l’une des raisons majeures de la persistance des malheurs des populations de ce coin du pays.

Autre constat fait par les hôtes de Jean- Baptiste Ndundu :  Le Rwanda, l’Ouganda et leurs alliés extérieurs, c’est-à-dire les sociétés multinationales, soutiennent toutes les rébellions contre les institutions de la RDC. Tout cela finit par  des négociations  et même des accords secrets qui font le lit de prochaines guerres  et des violations massives et régulières des droits de l’homme.

Ils notent aussi que le gouvernement congolais a souvent négocié et intégré des soldats et hommes politiques issus des groupes rebelles sans apporter véritablement la paix au pays.

Définie  à l’origine comme une guerre identitaire, elle est devenue plus tard un conflit à caractère économique lié à l’exploitation illégale de nos ressources naturelles. L’impunité perçue comme prime accordée aux acteurs politiques et aux groupes armés coupables des graves violations des droits de l’homme, favorisent l’insécurité, lit-on plus loin.

Au regard de tout cela, ils dénoncent  la   non  application des décisions et résolutions des Nations Unies, de l’Union Africaine et de la CIRGL  en faveur des populations de la RDC. Ils condamnent par la même occasion l’appui avéré du Rwanda et de l’Ouganda ainsi que leurs alliés extérieurs ( sociétés  multinationales) aux groupes armés.

Par ailleurs, ils exigent  le retrait immédiat et sans conditions du M23 de tout le territoire congolais, la publication de tous les accords ayant des liens avec la guerre en RDC, le dialogue entre les acteurs politiques et les forces vives de la RDC, mais aussi la poursuite par le Conseil de Sécurité des Nations Unies  des responsables des violations des droits de l’homme vivant au Rwanda et en Ouganda.

Enfin, ils  font des clins d’œil aux agences et institutions en charge de l’assistance humanitaire de venir en aide aux victimes de la guerre de l’Est.

ACAT, Amis de la Prison, Jeunesse du Monde, MIEC/ RDC, CIAM- Kin, APROHU, FCDD… sont les ongs membres du Rodhecic signataires du communiqué en question.

Jean-Pierre Nkutu

LEAVE A REPLY

*