Guerre à l’Est de la RDC : bientôt l’Assemblée Générale de l’ONU, quel discours face à l’agression rwandaise ? (PAR L’AMBASSADEUR MINDIA MONGA)

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 A chaque session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), les Etats membres examinent les questions relatives au maintien de la paix et de la sécurité internationales, ainsi que celles concernant les droits de l’homme, la promotion de la démocratie, la protection des populations autochtones, la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale, y compris les relations de  bon voisinage. A cela s’ajoutent les changements climatiques, la protection de l’environnement, l’assistance aux réfugiées et personnes déplacées victimes des conflits armés.
Pour mémoire, la 67è session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU se tiendra le 11 septembre à New York sur fond de crise économique, financière, politique, sécuritaire et humanitaire dans le monde. C’est dans ce climat que vont se dérouler les travaux de cette session qui s’annonce houleuse. Comme à la coutumée, les Etats membres seront appelés à faire des propositions en vue de l’inscription de nouveaux points à l’ordre du jour provisoire de l’Assemblée générale, lesquels doivent être adoptés avant leur examen en plénière ou dans les grandes Commissions. Celles-ci préparent les projets de révolutions à soumettre à la Plénière pour adoption.
Ainsi, chaque pays qui le désire peut présenter un point à inscrire à l’ordre du jour. Souvent, ces nouveaux sujets impliquent l’appui des groupes régionaux auxquels on appartient et un tact diplomatique avéré. Selon l’article 19 de la Charte des Nations Unies, un Etat qui ne s’acquitte pas régulièrement de sa contribution ne peut participer au vote ni avoir droit à la parole, y compris le droit à la représentation. Raison pour laquelle, il est demandé à un membre des Nations Unies désireux de prendre la parole et participer au vote de se conformer aux dispositions de l’article précité de la Charte. 
 
La RDC sera représentée à la 67è session
 
De sources bien informées, la République Démocratique du Congo prendra part aux travaux de l’Assemblée générale de l’ONU à New-York. A cette occasion, il est prévu un discours qui sera consacré, pour l’essentiel, à sa situation qui prévaut dans le pays. La République Démocratique du Congo est victime d’une agression de la part d’un pays voisin, le Rwanda, à travers le M23, considéré comme l’instrument de balkanisation de notre pays. Cette agression a eu pour conséquence le déplacement massif de  populations vers d’autres contrées sécurisantes. Ainsi, l’on dénombre plus de 220.000 déplacés internes et 50.000 réfugiés, qui ont besoin  d’une aide d’urgence pour mettre fin au drame humanitaire de l’Est de la RD Congo.
 
C’est pourquoi, face aux atrocités commises par les rebelles du M23 dans cette partie du pays, tout devrait être mis en œuvre pour la condamnation du pays agresseur par la communauté internationale et le Conseil de Sécurité des Nations Unies, et la neutralisation de ce mouvement rebelle armé et soutenu par Kigali.
 
Tout en appelant à la condamnation de l’agression rwandaise contre le peuple congolais, il importe de mener un plaidoyer en faveur des déplacées congolais qui vivent dans un état de dénuement absolu. Ce que l’on attend de la partie congolaise, c’est un discours clair et sans complaisance vis-à-vis des autorités rwandaises, qui s’évertuent à nier la présence des troupes de leur pays en RDC, malgré la publication des éléments des preuves accablantes par des organisations de défense des droits de l’homme de la trempe de Human Right Watch ainsi que de l’Onu et de la Monusco.
 
La République Démocratique du Congo n’a encore donné aucune indication quant à la configuration de sa délégation. Compte tenu de l’état de guerre qui prévaut dans le pays, il serait souhaitable que la RDC soit représentée au plus haut niveau de l’Etat.
 
En effet, le Président de la République, Joseph Kabila, a été partout négocier la pacification de l’Etat du pays comme au Nord-Kivu en sa qualité de garant de la Nation. Sa présence à l’ONU s’avère  indispensable afin de ne pas laisser le terrain libre au Président Kagame qui ne jure que par la balkanisation de la RDC.

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