Le Groupe de Soutien à la Facilitation a consulté Tshisekedi et des opposants : Dialogue, un accord dégagé à Bruxelles

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Edem-KodjoDécidément, Bruxelles est en train de s’imposer comme l’épicentre des préparatifs du Dialogue inclusif attendu depuis une année par des millions de compatriotes en vue du déblocage du processus électoral en panne. Pas plus tard que le dernier week-end, une délégation du Groupe de Soutien à la Facilitation du Dialogue National a rencontré Etienne
Tshisekedi, président national de l’UDPS, qui s’illustre par un activisme politique débordant  dans la capitale belge depuis l’année dernière, avec à ses côtes plusieurs membres de l’Opposition ayant participé dernièrement au Conclave de cette famille politique à Bruxelles.

Les interlocuteurs du chef de file de l’Opposition congolaise et de
ses pairs avaient pour noms et titres, Smail Chergui, Commissaire à la
Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, Said Djinnit, Envoyé
Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Région des
Grands Lacs, et Koen Vervaeke, Directeur général pour l’Afrique de
l’Union Européenne. Les échanges, apprend-on, ont porté sur les
conditions à satisfaire en vue du démarrage effectif de ce forum. Les
deux parties ont partagé la même vision au sujet de l’organisation du
Dialogue selon l’esprit et la lettre de la Résolution 2277 du Conseil
de Sécurité des Nations Unies et le respect de la Constitution
congolaise. Un Dialogue inclusif, sous la facilitation de la
communauté internationale, a-t-on retenu, est l’unique alternative
crédible pour sortir de l’impasse actuelle.
Le Groupe de Soutien à la Facilitation du Dialogue National, dont la
première réunion de travail s’est tenue le lundi 04 juillet 2016 à
Bruxelles, a noté que Tshisekedi et ses compagnons de l’Opposition
exigent des garanties d’équité et de sécurité quant à leur
participation à ce forum, ainsi que des signes d’apaisement, notamment
la libération des prisonniers politiques. Il a pris également acte de
leur vœu de voir les Nations Unies, l’Union Européenne et l’Union
Africaine s’impliquer de manière décisive dans la facilitation du
dialogue entre Congolais.

S’agissant de la tenue du Dialogue, les uns et les autres ont
souhaité qu’il puisse prendre son envol dès la fin du mois de juillet,
ce qui fait penser au mois d’août 2016, étant donné que l’Opposition a
déjà donné rendez-vous aux Congolaises et Congolais le 31 juillet, par
le biais d’un méga meeting, pour faire le point du Conclave de
Bruxelles et l’état des lieux du Dialogue.
On ose croire que le Groupe de Soutien à la Facilitation du Dialogue
National va programmer, en urgence, un déplacement à Kinshasa en vue
de se mettre d’accord avec le pouvoir en place, qui continue de bouder
un forum qui aurait pour soubassement la Résolution 2277 du Conseil de
Sécurité des Nations Unies et dont l’ordre du jour porterait, entre
autres, sur l’organisation de l’élection présidentielle cette année.
Pourtant, au sein de la Communauté international, l’organisation du
scrutin présidentiel dans le délai constitutionnel est considérée
comme un des facteurs de décrispation de la situation politique en
République Démocratique du Congo. Dans son dernier rapport au Conseil
de Sécurité, le Secrétaire général de l’ONU a souligné que le report
de la présidentielle pourrait provoquer une situation chaotique  au
pays à la fin de l’année. A ce sujet, la Monusco se prépare déjà à la
gestion du pire, à travers aussi bien ses unités combattantes que sa
police.
Kimp