Grève à la RVA : le COPIREP fustige la violation de la procédure

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En sa qualité de service de l’Etat habilité à négocier des contrats au nom du gouvernement, le COPIREP (Comité de pilotage pour la réforme des entreprises publiques) n’est pas resté indifférent à la grève, bien que limitée aux seuls administratifs, qui s’observe actuellement à la Régie des Voies Aériennes.

Se basant sur la procédure à suivre avant de déclencher la grève, le Copirep relève que celle-ci a violé les règles en la matière. Avant de dénoncer la manipulation, l’instrumentalisation du mouvement par un syndicat externe à l’entreprise. Il n’y a pas eu que mise en demeure suivie de préavis comme le recommande la procédure, fait-il remarquer. 

            A 4 mois de la fin du contrat de gestion conclu entre le gouvernement et le groupement ADPI/KPMG, constate la délégation syndicale dans son mémorandum adressé au Premier ministre, la stabilisation de la RVA est loin d’être réalisée. Ce qui consacre l’échec du contrat, affirment les syndicalistes en avançant deux raisons  à la base de la situation : l’absence d’injection des ressources financières  susceptibles de régler la dette sociale et celle des investissements de grande envergure.

            Pour le Copirep, les raisons avancées sont apparentes. Car, en réalité, ceux qui observent la grève revendiquent plutôt l’application du 2ème palier du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti).

            Une revendication ingrate, a-t-on appris, du fait que la Rva est à ce jour l’unique entreprise publique à avoir payé le 1er palier du Smig. Toutes les autres entreprises ne l’ont jamais fait.

            En plus, l’application dudit palier (2ème) ne servirait jamais la cause des plus petits dans le sens d’élever leur niveau de vie. Mais tournerait davantage en faveur des hauts cadres. Car, ce sera une augmentation des salaires à tout le personnel sans distinction.

En termes de chiffres, au cas où on appliquait le 2ème palier, la Rva aura à suppléer sur l’enveloppe salariale mensuelle quelque 500.000 dollars.

            Montant qui n’est pas facile en ce moment où l’entreprise a amorcé des grands travaux de réhabilitation et modernisation de ses infrastructures en vue de se conformer aux normes de l’OACI (Organisation de l’aviation civile). 

Le salon présidentiel est une nécessité, et non un luxe

            Dans le cadre de modernisation et en vue de se mettre en règle avec l’OACI, la construction du pavillon présidentiel se voulait bien une nécessité, et non un luxe comme le prétendent les syndicalistes en accusant leur employeur d’avoir consacré l’essentiel des fonds IDEF pour servir à cette fin.

Alors que dans tous les pays du monde, le chef de l’Etat ne doit pas utiliser le même pavillon avec les exploitants commerciaux. Son avion décolle soit sur l’aéroport militaire dans certains pays, soit il a un pavillon dans d’autres. Cela pour éviter que des voyageurs ou visiteurs soient parfois paniqués par les dispositifs sécuritaires qui entourent l’espace utilisé par l’appareil du président.

            Raison pour laquelle, on lui réserve un pavillon à part. De même, la tour de contrôle devra être déplacée.

C’est dans ce cadre que quelque 1.800 m de la piste de Ndjili étaient démolis.

            Pour clore le chapitre lié aux accusations du syndicat, le Copirep rappelle que les grèves observées à l’Onatra et à la Rva, deux entreprises en programme de stabilisation, n’ont jamais été liées à un quelconque problème financier relatif à la gestion. Le plus souvent, tout lié est au comportement ou attitudes individuelles que les travailleurs mettent en exergue pour régler des comptes à leurs dirigeants.

Par ailleurs, en analysant scrupuleusement le mémo des syndicalistes, on note une contradiction nette entre les accusations des travailleurs et le constat fait par les hauts cadres sur la gestion de l’entreprise.

Dom

 

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