Graves incidents au procès Diomi : le PGR a requis 14 ans de prison contre le président de la DC

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1780902_771166309560097_1862570408_nLa Démocratie Chrétienne tient à dénoncer les graves incidents qui ont émaillé la tenue de l’énième audience nocturne et à huis clos du procès politique mené contre l’Hon. Eugène Diomi Ndongala, Président de la Démocratie Chrétienne et porte-parole de la plateforme politique Majorité Présidentielle Populaire qui soutient l’élection d’Etienne Tshisekedi. en tant qu’Elu des dernières élections Présidentielles.

 1. IRREGULARITE ET ILLEGALITE DE LA COMPOSITION DE LA CHAMBRE

Les Avocat de Diomi Ndongala ont fait remarquer aux juges de la Cour Suprême de Justice statuant en dernier degré en tant que Cour de Cassation, que la composition de la chambre qui était en train de juger le Président de la Démocratie Chrétienne était irrégulière car constituée en violation de la Loi promulguée le 10/04/2013 concernant le Fonctionnement et l’Organisation de la Cour de Cassation. Cette loi prévoit que la Composition de la Chambre de la CSJ siégeant en tant que Cour de Cassation en matière pénale soit composée par 7 membres dont 4 Présidents. Au cours de l’audience du 12/03/2014, les Juges de la Cour Suprême ont rejeté l’argument avec une motivation qui n’est pas juridique, estimant que l’application de la loi dépendait de l’allocation d’un budget relatif au premier Président de la CSJ….Cet argument n’étant pas « juridique », la Démocratie Chrétienne tient à souligner que toute décision adoptée par une Chambre siégeant irrégulièrement en violation de la loi sur l’organisation de la Cour de Cassation datant le 10/04/2013 est nulle.

2.         CONTRADICTIONS EN CASCADE DE LA PART DE LA PRETENDUE PARTIE VICTIME DONT L’IDENTITE RESTE IMPRECISEE

Les avocats de Diomi Ndongala ont voulu mettre un terme à l’anomalie qui a caractérisé plusieurs audiences au cours desquelles les prétendues victimes dans cette affaire n’apparaissaient pas. Une fois appelées à comparaitre et étant interrogées l’une après l’autre, les deux dames qui ont été utilisées dans ce montage politico-judiciaire accusant le Président de la DC d’un prétendu viol, ont étalé l’ensemble des contradictions qui décrédibilisent aussi bien leur accusation que leur identité:

1. Les deux dames ont été incapable de préciser leur adresse de résidence ;

2. Tout en se disant scolarisées, elles ont refusé de préciser le nom des écoles fréquentées ou bien qu’elles fréquentent ;

3. Elles sont incapables d’indiquer à quelle date et à quelle heure elles auraient eu des rapports avec la personne qu’elles accusent sans preuves ;

4. Alors qu’elles ont toujours soutenu avoir rencontré Diomi Ndongala au siège de la DC dont elles ne savent pas indiquer l’adresse, elles sont revenues sur leurs déclarations citant le quartier de résidence du Président Diomi Ndongala, où il réside avec toute la famille Diomi et son épouse : pour l’une elles seraient entrées dans la parcelle, pour l’autre elles seraient restées en dehors du portail, ce qui est impossible car la route amenant à la résidence Diomi n’a pas de parking extérieur, amenant directement au portail de la maison ;

5. Les fausses victimes sont incapables de citer aussi bien la couleur que la marque du véhicule avec lequel elles indiquent avoir circulé en compagnie du Président Diomi ;

6. Alors que l’une parle d’un taxi express pour se rendre  au siège de la DC pour rencontrer le Président Diomi le 20/06/2012 et non plus le 26/06/2012 comme elles l’avaient affirmé sur procès-verbal, l’autre parle d’une moto ; elles citent Huileries comme siège de la DC alors que celui –ci se trouve sur Colonel Ebeya à Kinshasa.

Face à cet ensemble de contradictions, le président Diomi Ndongala a pris la parole pour demander aux juges de constater d’abord les contradictions des déclarations des prétendues victimes et surtout le fait qu’elles se présentent sous de fausses identités. Le Président Diomi a donné aux juges l’indication précise des vrais parents et l’adresse des familles des deux imposteurs qui ne sont ni des sœurs ni les filles de celui qui se présente comme leur père, le repris de justice Kennedy Kambala, connu dans la ville de Kinshasa comme frappeur de faux dollars et escroc professionnel. Soulignant que le Code de la famille congolais, à son art.64 indique sans ambages que la question de la fausse paternité est préjudicielle à toute instruction, le Président Diomi Ndongala a demandé qu’avant toute chose les juges se penchent sur la fausse identité, âges et même filiation de celles qui l’accusent car cela fait partie intégrant du montage dont il est victime, d’autant plus qu’au cours d’une citation directe contre la fausse famille, les Juges de Paix de Matete avaient déjà contesté la validité du seul document que la fausse famille présente comme document d’identité, c’est-à-dire  une simple attestation de naissance en papier simple écrite par le bourgmestre de Kalamu. Lors de la descente des Juges du Tribunal de paix de Matete, ceux-ci avaient constaté que cette attestation de naissance –émise le même jour pour les deux dames – était fausse car non transcrite dans aucun registre de l’état civil.

            Malgré l’importance  centrale de la question de la fausse identité, âge et même nom des accusateurs du Président Diomi Ndongala, les juges de la CSJ, siégeant irrégulièrement en violation de la loi sur l’organisation et le fonctionnement de la Cour de Cassation, ont refusé de se pencher sur la question, refusant même de donner la parole à la défense, affirmant que Diomi Ndongala devait être nécessairement jugé le jour même.

            Face à cette attitude et au refus de prendre en compte les exceptions fondamentales de la défense, les Avocats de Diomi Ndongala se sont retiré de la salle.

            Il sied de souligner que le Président Diomi Ndongala ni ses témoins n’ont pas été entendus sur les accusations qui sont portées contre le leader de la DC. De plus, aucun plaidoyer de la défense n’a été prononcé. Malgré cela, en l’absence tant de l’accusé que de sa défense, à 23h00, le ministère public aurait prononcé son réquisitoire dans une salle vide et la Cour pris l’affaire en délibéré sans avoir entendu ni les plaidoyers de la défense et surtout l’accusé lui-même. (NDLR : Dans son réquisitoire, l’organe de la loi a requis 14 ans de prison contre le président de la démocratie Chrétienne, la peine maximale pour viol étant de 20 ans).

             Face à ce déni de justice et au déroulement irrégulier et inéquitable du procès politique, la Démocratie Chrétienne prend l’opinion nationale et internationale à témoin de la volonté de condamner coûte que coûte l’honorable Eugène Diomi Ndongala qui fait l’objet d’une véritable chasse à l’homme depuis Juin 2012 à cause de ses opinions politiques.

            A cela s’ajoute la précarité de son état de santé après des tortures physiques et morales auxquelles il est soumis à cause de son combat pour le respect de la vérités des urnes en RDC après le hold-up  électoral de novembre 2011.

Vérité et Justice pour le Congo,

Le 13/03/2014

Marc Mawete

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