Grands Lacs : Les USA prêts à frapper les perturbateurs de la paix

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L’ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, James C. Swan s’est entretenu, hier lundi 7 juillet 2014, avec François MuambaTshishimbi, le coordonnateur du Mécanisme National de Suivi (MNS) des engagements pris par la RDC pour la stabilité et la paix dans la région Grands Lacs, notamment l’Accord d’Addis-Abeba en février 2013. Au menu de la rencontre : le tour d’horizon sur le niveau d’exécution des engagements de la RDC sur le plan national, ainsi que régional. « Nous avons de contacts assez réguliers et cela souligne l’importance de la mise en œuvre de différents éléments de l’Accord-cadre de paix et sécurité d’Addis-Abeba qui nous orientent et orientent les différents acteurs de ce processus de paix dans la région des Grands Lacs et le coordonnateur du MNS préside un rôle central dans la mise en application de ce document », a expliqué le diplomate américain à la presse à l’issue de cet entretien.

            Cet Accord-cadre est fréquemment torpillé par un signataire, le Rwanda en l’occurrence, qui le viole en menaçant la sécurité de la RDC et saborde les opérations de désarmement et de rapatriement volontaires des éléments des Forces Démocratiques de la Libération du Rwanda(FDLR). Quelle est la position des Etats-Unis ? « Notre position est claire ! Il faut que tous les signataires respectent leurs engagements à travers l’Accord-cadre de paix et de sécurité. Et c’est le message que nous communiquons à tous les acteurs, y compris les Rwandais ».

            Concernant les sanctions, il a rappelé que l’année dernière, son pays avait arrêté certains programmes de coopération dans le secteur de la sécurité avec le Rwanda à cause des conclusions des Nations Unies révélant l’appui de ce pays aux groupes utilisant les enfants soldats. «Alors je crois que notre volonté de prendre des mesures nécessaires par rapport à n’importe quel signataire de l’Accord-cadre est bien connu », a-t-il conclu.

            Concernant le sommet USA-Afrique qui se tiendra les 5 et 6 aôût prochain à Washington, James C. Swan a indiqué que c’est le 1er sommet de ce genre jamais organisé par les Etats-Unis afin de souligner les liens très étroits entre les USA et les pays africains, en parlant surtout de la nouvelle génération, c’est-à-dire comment assurer l’avenir des jeunes dans le continent.

            En effet, il convient de rappeler que Barack Obama a invité 47 dirigeants africains à se rendre à Washington les 5 et 6 août prochains pour un sommet. La rencontre vise, selon la Maison Blanche, à renforcer les liens des États-Unis avec «l’une des régions les plus dynamiques» du monde. Le but sera également de faire «progresser les objectifs de l’administration en matière de commerce et d’investissement en Afrique et mettre en évidence l’engagement des États-Unis envers la sécurité de l’Afrique, le développement de la démocratie et de ses habitants.»

La Maison Blanche a précisé avoir convié les dirigeants de tous les pays africains, «sauf ceux qui n’ont pas de bonnes relations avec les États-Unis ou sont suspendus de l’Union africaine [UA]». Parmi les pays qui n’ont pas été invités au sommet figurent le Zimbabwe, le Soudan, Madagascar, etc.

            François MuambaTshishimbi a renseigné avoir porté à la connaissance de son interlocuteur les positions qui sont défendues par la RDC lors des différentes réunions sur les FDLR, M23, etc. « Notre position est très claire en ce qui concerne les FDLR à qui l’on a laissé une petite fenêtre que cette force négative doit pouvoir saisir pour avancer dans la démobilisation volontaire. Pour tous ceux qui ne vont pas saisir cette opportunité, les armes vont parler. J’en profite pour dire que ceux qui sont déployés dans certains sites sont là provisoirement et la destination finale c’est le rapatriement dans leur pays d’origine»,  a-t-il conclu.

            TshiekeBukasa

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