Gouvernorat de la ville-province de Kinshasa: Des démissions en cascade chez André Kimbuta

0
101

Les dernières nouvelles du gouvernorat de la ville province de Kinshasa ne sont pas du tout bonnes. En effet, il  régnerait depuis quelques mois un climat malsain dans le propre cabinet du gouverneur André Kimbuta qui vit au rythme d’arriérés depuis plus d’une année. Ce malaise s’est traduit récemment par une succession de démissions de proches collaborateurs du numéro un de la capitale. Dans le lot, on cite le professeur Thierry N’Landu (Secrétaire Exécutif du gouvernement provincial), Me Tsheki (conseiller juridique), Eddy Tshimanga (directeur de cabinet adjoint), Mme Claudia (secrétaire du directeur de cabinet) etc.

 

            Ces « démissionnaires » avancent de multiples raisons dont la plus fondamentale est la non prise en compte de leur social. Outre les 3 mois d’arriérés (août, septembre et octobre 2009)  qui frappent ceux qui continuent encore à d’y travailler, ces derniers renseignent qu’une proposition insolite serait venu du gouverneur pour se sortir du pétrin. Celle-ci consisterait à suspendre ces dettes au profit d’une augmentation pour le mois de novembre. A en croire les témoignages des membres du cabinet, cette « offre » n’a fait que renforcer la suspicion et démobiliser les quelques collaborateurs ayant encore le coeur à l’ouvrage. 

            Ceux-ci regrettent, par ailleurs, que leur social soit ignoré alors que toute l’attention de la hiérarchie est orientée vers des régies provinciales budgétivores. A titre illustratif, on indique que la société de transport en commun (Retranskin) n’a, à ce jour, que 15% de ses bus opérationnels. Cela à cause de la megestion et de la pléthore d’agents engagés subjectivement, en lieu et place des hommes compétents et créatifs. Quant à la Rimmokin, on constate que malgré le tapage médiatique qui a accompagné sa sortie officielle, jusqu’à ce jour cette régie n’a pas construit la moindre maisonnette ! Enfin, pour ce qui concerne la Direction générale de recettes de Kinshasa (DGRK), les membres du cabinet révèlent qu’au moment où les agents sur terrain se battent becs et ongles pour accomplir leur tache, les directeurs attendent bonnement que les finances soient approvisionnées pour se servir depuis leurs bureaux climatisés. Pour ce cas d’espèce, ce que le gouverneur doit faire, recommande un membre du cabinet, c’est d’organiser un audit de ces directeurs et aussi organiser des séminaires de mise à niveau de 1000 dernières recrues pour leur confier de hautes responsabilités, au risque de les revoir copier les mauvais exemples d’en haut.

 

Tshieke Bukasa

LEAVE A REPLY

*