Gouvernement-Monusco : le dégel se poursuit

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IMG_7755Le porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation de la RDC (MONUSCO), Félix Prosper, a animé hier mercredi 5 août 2015, sa conférence de presse hebdomadaire, au siège de cette institution, dans la commune de Gombe. Concernant le volet sécuritaire, il a fait état de la controverse entre les chiffres avancés par la Monusco selon lesquels près d’un millier d’éléments des FDLR contre environ 400 pour le gouvernement sont encore présents sur le sol congolais.

Sur ce point précis, le porte-parole de la Monusco a précisé qu’il n’y a pas de situation conflictuelle relative aux chiffres entre les deux parties, mais que les statistiques devraient êtres manipulées avec précaution puisqu’elles sont fluctuantes,  compte tenu de nombreux facteurs qui entrent en jeu, notamment le relief accidenté et touffu de cette partie du pays occupée par ces forces négatives.

Il a noté également que cette estimation de la Monusco était faite suite à la cartographie établie à l’époque, dans le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et une partie du Maniema et du Katanga.

Avant de réitérer le soutien de la Monusco aux forces armées congolaises dans le processus de la recherche de la paix, il a souligné que la mission onusienne saluait avant tout le travail accompli par les FARDC dans la traque des rebelles rwandais, qui s’avère une tâche ardue à cause des facteurs sus-évoqués.

            Répondant à la question de savoir si les Nations Unies pouvaient exiger au président rwandais de dialoguer avec les autorités congolaises afin de trouver une fois pour toutes une solution à ce problème, le porte-parole de la Monusco a renseigné que dans leurs pratiques courantes, les Nations Unies n’imposent pas de décision. Il a rappelé que le problème des FDLR est sérieusement pris en compte par les Nations Unies à tous les niveaux (national, régional, continental et mondial) et que la détermination de ces dernières d’en finir avec ce problème est à la base de la création de la  Brigade d’intervention.

            S’agissant de la demande de la mission onusienne de prendre part aux opérations militaires contre les FDLR, aux côtés des FARDC, il a été noté que les points de divergences entre le gouvernement congolais et la Monusco sont en train d’être aplanis dans le cadre du « Dialogue stratégique ». La Monusco, a indiqué Félix Basse, regrette de ne pas avoir pris part à ces combats, mais continue à plaider pour que l’engagement du sacrifice suprême des Casques bleus à protéger les populations congolaises soit pris avec respect.

            Félix Prosper Basse est revenu aussi sur les opérations militaires contre les FRPI avec la destruction du camp Rambot, dont le bilan est quasi nul en termes de dommages humains.  Comme explications de ces résultats, le porte- parole a relevé le fait que ces rebelles réfractaires, estimés à environ 800 actuellement, vivent avec leurs familles et toutes les mesures sont prises afin d’épargner des vies innocentes. En plus du fait que ces opérations visent essentiellement la traque des têts des fils, un autre objectif de cette démarche soulevée par Félix Basse est de ramener ces miliciens à rejoindre le processus de DDR (Démobilisation, Désarmement et Réinsertion) au sujet duquel une campagne a été initialement menée.

            Quelques sujets d’actualité ont également été abordés au cours de ces échanges, notamment la question des élections avec l’appel de la Monusco au respect du calendrier électoral concernant les élections législatives et présidentielles dont les dates sont mentionnées dans la Constitution.

Chrismi Mulonda (Stg UCC) et Myriam Iragi