Le gouvernement insiste sur l’usage de la moustiquaire imprégnée

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MOUSTIQUAIRELa 9ème Journée mondiale de lutte contre le paludisme a été célébrée le vendredi 22 avril 2016 en République Démocratique du Congo, sous le thème international : « En finir pour de bon avec le paludisme ». Cette Journée a été l’occasion pour le ministre de la Santé publique, Félix Kabange Numbi, d’inviter principalement les différents chefs de ménage à dormir et à faire dormir tous les membres de leurs familles pendant, sous la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action.

Au niveau national, le sous-thème ci-dessous avait été adopté : « je m’engage : zéro cas de malaria dans mon ménage »,  je vous invite à l’adopter et à le pratiquer tous les jours ».

         Le  numéro 1 de la Santé Publique s’est saisi de cette opportunité pour appeler la population à bien identifier les signes de la malaria, afin de se  présenter directement au centre de santé le plus proche pour une prise en charge appropriée.

         A l’en croire, cette démarche est conforme à la politique nationale de lutte antipaludique » dans laquelle la République démocratique du Congo s’est engagée, afin d’enrayer cette maladie qui reste à la base de nombreux cas de décès au niveau du pays.

         Selon la même autorité, il est possible de vaincre la malaria, si seule de manière sérieuse. D’où  l’appel lancé par Félix Kabange Numbi à la communauté toute entière à s’approprier la lutte contre cet ennemi commun.

         S’adressant aux femmes enceintes qui constituent la principale cible de cette maladie, il leur a rappelé que  les services de consultations prénatales leur étaient salutaires. Dès les premiers signes de grossesse, elles devraient recevoir les premiers conseils et des médicaments contre le paludisme,  pour mieux se protéger elles-mêmes ainsi que les foetus en leurs seins.

         En outre, le ministre de la Santé publique a martelé que : « nous devons tous assurer une participation active à toutes les interventions de lutte contre le paludisme et surtout mieux nous organiser au niveau  familial et communautaire pour arriver à pérenniser cette lutte pour une élimination  définitive du paludisme dans nos milieux ».

L’appel à une lutte multisectorielle

Le paludisme ou la malaria, a encore dit le patron de la Santé, reste à la fois un problème de santé publique, mais aussi un facteur de pauvreté pour de nombreux ménages au vu des dépenses dues à la prise en charge médicale qui pèsent sur les revenus familiaux du reste modiques.

         Le paludisme est aussi un facteur d’absentéisme au travail  et à l’école pouvant entraîner une baisse de production et surtout, un faible rendement scolaire.

 Ses conséquences démontrent que la malaria reste un fléau qui dépasse la ligne d’intervention du ministère de la Santé publique.  Et une lutte multisectorielle s’avère tout de même nécessaire et obligatoire, car l’apport de tous aura un grand impact.

         Réitérant ainsi l’engagement du gouvernement de la RD Congo, de voir notre pays remporter la lutte globale, Félix Kabange a indiqué que la victoire sur le paludisme résultera de la somme des efforts de chacun.

Melba Muzola