Goma : l’insécurité se porte bien

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La ville de Goma est toujours sous le choc, après l’assassinat, dans la nuit du lundi 13 décembre, de l’épouse  de Mgr Levy Mbala Milenge, évêque et président de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), au Nord-Kivu. Le prélat, grièvement blessé, lutte entre la vie et la mort dans une formation médicale de la place. Le coup est imputé à des éléments armés non identifiés, qui ont attaqué le couple à domicile et avec des armes blanches.
 
Cet énième crime remet sur le tapis le dossier de l’insécurité non seulement au chef-lieu du Nord-Kivu mais aussi dans plusieurs villes et localités de cette province, notamment Beni, Butembo, Lubero, Kasindi, Rutshuru, Kanyabayonga, etc. En dépit des efforts déployés par l’armée nationale et la police pour neutralisés les groupés armés et les animateurs de l’industrie du crime, la criminalité ne fléchit nullement dans cette partie de la République.

  
            On se souvient à ce propos, de la sonnette d’alarme qu’a actionnée dernièrement Mgr Melchisédech Sikuli, évêque de Beni/Butembo, à propos de la situation d’insécurité qui prévaut à travers la province du Nord-Kivu. Le numéro un de l’église catholique dans le « Grand Nord » de la province du Kivu a été très dur en parlant d’un génocide en douceur qui était en train d’être planifié dans ce coin du pays, dans une sorte de complicité entre les groupes armés nationaux et étrangers, avec des éléments réguliers de l’armée et de la police nationales.
 
            Mgr Sikuli s’est profondément interrogé sur le sens des crimes à répétition perpétrés contre des serviteurs de Dieu, des activistes de la Société Civile et des droits de l’homme, des professionnels des médias, des opérateurs économiques, des intellectuels, des ménagères et des paysans dans la quasi-totalité des agglomérations urbaines du Nord-Kivu. Il a soupçonné les commanditaires et les exécuteurs de ces sales besognes de se trouver dans la logique de l’extermination des autochtones du Nord-Kivu.
 
             A quelles fins ? A ce niveau, Mgr Sikuli craint que des ennemis de la paix et de l’intégrité de la République Démocratique du Congo, qui nourrissent des desseins annexionnistes, ne profitent de l’insécurité pour provoquer des déplacements de populations congolaises loin des contrées frontalières pour installer, sur leurs terres ou dans leurs habitations, des individus d’origine étrangère, visiblement à la recherche d’un nouveau pays d’accueil.                                                                                                                              

Kimp.

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