Glissement de terrain à Ngaliema : un mort

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Un glissement de terrain s’est produit, samedi 22 décembre dernier à coté de la cité de Mimosa, au quartier Kinsuka  pécheur sur l’avenue du tourisme dans la commune de Ngaliema. Bilan de cet effondrement, un mort.

En effet, c’est vers 15 heures que le drame s’est produit sur un lotissement taillé sur le versant sud du  flanc du Mont Ngaliema en face de l’ile où se trouve une carrière de pierre   qui a été anarchiquement loti défiant  toutes les normes urbanistiques modernes.

Surpris par l’éboulement soudain, le propriétaire de cette habitation n’a pas su se tirer d’affaire et  il est mort sous les décombres.  Ce,  malgré tous les efforts déployés  et la solidarité de riverains venus à son secours. Malheureusement,  ces types d’habitations qui sortent chaque jour  du flanc du Mont Ngaliema sont de notoriété publique.

Tous ceux qui construisent en prenant d’énormes risques dans l’indifférence totale des pouvoirs publics, détiennent  au comble de la désolation, de papiers en règles  délivrés par le  service de cadastre. 

Plusieurs témoins interrogés par Le Phare sur place, mettent en cause la série de  pluies tombées dernièrement sur la ville  du fait que les eaux de ruissellement,  dont certaines viennent du camp Tshatshi   ne rencontrent plus d’obstacle de ce coté de la montagne, car cette partie a été sauvagement déboisé et dénudé.             

A Kinshasa, l’expertise du service de cadre laisse à désiré au détriment de la sécurité. Seul le gain prime, on vend n’importe où et n’importe comment. Ce service sème véritablement la mort et la désolation sans se soucier de dangers éventuels.

On ne compte plus  le nombre de lotissements à risque dans la ville, ils se   compteraient  désormais par milliers. Pour ce type de lotissement, la ville de Bukavu passe pour la plus dangereuse.             

Face à se désordre qui s’observe sur toute l’étendue de la république avec un pic alarmant dans la ville de Bukavu où de maisons ont poussé en désordre  sur les flancs de beaucoup de collines que compte cette capitale provinciale du sud Kivu, beaucoup   d’observateurs voudraient savoir à quel niveau se trouve réellement  la collaboration entre le ministère des affaires foncières et celui de l’urbanisme, habitat et aménagement du territoire ?  Dans le cas contraire, dans  cette jungle, quel service de l’Etat a-t-il véritablement la prérogative de lotir et dans quelles conditions ? Quelle est politique générale de l’Etat en matière foncière et dans l’aménagement de son territoire ?

Voici  autant de questions qui doivent trouver de réponses afin d’éviter pareil drame.   Car,  pour la plupart de cas, si  on ne vend pas de flancs de collines à risque, on s’évertue aisément à vendre de zones inondables, le cas de sinistrés de la rivière Makelele et autres,      où on vend carrément de zones réservées au maraichage.

Anaclet Vungbo

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