Gestion du serveur central de la CENI : le PPPC pour une maison d’audit International

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Le Révérend Docteur Stephen Nzita-di-Nzita, président national du Parti du peuple pour le progrès du Congo (PPPC), a animé un point de presse hier mardi 20 septembre dans la salle de conférences de l’Université Chrétienne Internationale, autour des principales questions brûlantes de l’actualité électorale de 2011.
D’entrée de jeu, ce leader centriste a tenu à fustiger des irrégularités qui entachent ce processus au risque de dérober à chaque Congolais la démocratie, le progrès et la paix sociale. Dans le lot, il y a le flou délibéré dans le fichier électoral, la violation de la loi électorale, le non respect du timing, l’inconstitutionnalité de la loi électorale, etc.

Au sujet de la vive polémique engagée autour de la cogestion du serveur central de la Commission électorale nationale indépendante(CENI), le président national du PPPC a martelé que cette question dérobe non seulement la confiance du peuple congolais mais surtout alimente la rumeur selon laquelle une fraude massive est organisée dans cette institution. Tout en encourageant une collaboration entre le président de la CENI et la classe politique congolaise, Docteur Stephen Nzita-di-Nzita préconise l’implication d’une maison d’audit informatique internationale pour avoir des élections apaisées. « Elle aura pour tâche de décrypter les données de 2006, d’encrypter celles de 2011 et de sécuriser la présentation et l’usage de ces données afin de crédibiliser les élections de novembre 2011 », a-t-il lancé.

Tout en reconnaissant les nombreuses qualités de ses pairs de la scène politique choisis par l’opposition pour examiner le serveur central, Stephen Nzita leur dénie cependant une expertise avérée dans le domaine informatique afin de répondre correctement aux préoccupations de la population avide du changement.
Au sujet de la violation de la loi, le PPPC a exhibé, à titre d’illustration, un communiqué de presse de la CENI du 7 septembre dernier autorisant toute autorité administrative de la territoriale à certifier les diplômes universitaires. « Remarquez que même le chef de quartier peut en lieu et place du notaire certifier un diplôme universitaire ! », s’est-il exclamé, en ajoutant que cette même institution s’est arrogés le droit de considérer les relevés des côtes en lieu et place du diplôme. En définitive, pour lui, c’est une façon d’encourager l’illettrisme, lequel est d’ailleurs l’un des problèmes fondamentaux qui handicapent la démocratisation du Congo.
Chef de file des partis du centre, Nzita-di-Nzita s’est aussi penché sur le non respect du chronogramme de la loi électorale. En clair, il rappelle que le mandat du Chef de l’Etat actuel expirera le 6 décembre prochain à minuit. Le 7 décembre à minuit une minute, s’il y a un président élu, mais qui n’a pas prêté serment, il est clair qu’il est illégitime. Cela va donc ouvrir au sommet de l’Etat un vide constitutionnel et va drainer l’imposture ou le soulèvement.

Partisan invétéré de l’instauration d’un Etat de droit, il a introduit un recours à la Cour Suprême de Justice pour un délai dérogatoire afin de lui permettre de déposer sa candidature à la magistrature suprême. En appui à son argumentation, le président du PPPC s’est remémoré une intervention de l’ancien président de la défunte CEI, l’abbé Apollinaire Malu-Malu, qui reconnaissait déjà au cours d’un point de presse tenu le 17 septembre 2010 à Bruxelles( Belgique) que la date du 28 novembre 2011 retenue initialement pour l’organisation du premier tour de l’élection présidentielle violait la Constitution mais permettait l’introduction d’une requête en obtention d’un délai dérogatoire. « Conformément à notre loi fondamentale, je refuse d’obéir à un ordre manifestement illégal. Et j’attire l’attention que la légitimité du président élu dans un processus biaisé peut être contestée ! », a lancé Stephen Nzita-di-Nzita.

Tshieke Bukasa

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