Gestion des ressources naturelles : les Congolaises veulent voir clair

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986602750Des femmes de différentes structures prennent part à la session de formation sous le thème : « Femme et gouvernance des ressources naturelles, minières, forestière et pétrolière ». La cérémonie d’ouverture a eu lieu le lundi 21 octobre à l’hôtel Sultani. Elle était présidée par Geneviève Inagosi, ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant.

 La femme étant la première victime de la mauvaise exploitation des ressources naturelles, cette session de formation vise à renforcer ses capacités et accompagner celles qui s’intéressent à la question des ressources naturelles, avec le phénomène de délocalisation ou des privatisations des terres arables, des viols et d’accroissement de la pauvreté dans les zones d’exploitation. Il s’agit aussi de les amener à la compréhension des différents aspects liés aux problématiques minière, pétrolière et forestière. Cette 1ière phase de formation des femmes sur la gouvernance des ressources n’a pris en compte qu’une trentaine des femmes venues des provinces du Bas-Congo, du Katanga et de la ville province de Kinshasa.

Trois moments forts ont marqué cette journée consacrée à l’ouverture. Il ya  eu la présentation de la note d’orientation des travaux, la lecture du mot de bienvenue fait par Angélique Mutombo, représentante du directeur pays de l’Open Society Initiative for Southern Africa (Osisa). Pour sa part, la ministre du Genre a exhorté les femmes à s’approprier. Ces assises puisqu’elles sont les premières victimes dans les différents secteurs  cités. Quand il y a pollution par exemple, les femmes ont du mal à s’en sortir saines et sauves. Elle leur a suggéré de formuler des recommandations pertinentes des mesures de préventions  efficaces au profit de toutes les femmes riveraines et artisanales en particulier et la population tout entière en général.

Ces travaux de cinq jours porteront sur la législation, l’exploitation, la commercialisation et la gestion proprement dite de chaque secteur. Plusieurs sous-thèmes seront débattus notamment :

– la politique générale des secteurs minier, pétrolier et forestier ;

-exploitation, gestion, exportation et commerce des minerais ;

-exploitation forestière et communauté locale ;

-différentes législations du secteur des ressources naturelles ;

-questions liées aux responsabilités sociétales des entreprises ;

-questions environnementales et fiscales ;

-processus de transparence initié dans l’exploitation des ressources naturelles.

Cependant, les différents exposés étaient focalisés sur les matières introductives. Le Coordonateur de l’Initiative pour Transparence des Industries Extractives a invité les participantes à la vigilance. Quant au secteur minier, le Directeur Général de la Cadastre Minier a souligné qu’il existe plus ou moins huit cent types de minerais au Congo, mais leur exploitation exige beaucoup des moyens financiers. Bref, les orateurs du jour ont donné la quintessence des matières sur l’exécution de leur travail sur terrain. Outre cette politique de terrain, les orateurs ont relevés quelques difficultés et contraintes auxquelles leurs secteurs sont confrontés.

Les organisateurs dont l’Osisa, le Sarw et Feje s’attendent à l’appropriation de cette politique de bonne gouvernance par les participantes puisqu’elle fait partie des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Il leur est demandé de participer pleinement au plaidoyer pour la redevabilité efficiente des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo. Ces assises prendront fin le samedi 25 octobre.

Dorcas NSOMUE  

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