Gestion des dépenses publiques et responsabilisation financière en RDC : Ahmadou Moustapha Ndiaye a remis le rapport au ministre des Finances

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banque_mondiale-2Le gouvernement congolais a reçu hier jeudi 24 septembre 2015, la copie du rapport que des experts de la Banque mondiale viennent de réaliser sur la gestion des dépenses publiques et la responsabilisation financière en RDC. C’est le directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la République du Congo, Ahmadou Moustapha Ndiaye, qui a procédé à la remise officielle de ce document important au ministre des Finances, Henri Yav Mulang. Et ce, en présence de ses collègues ministres des Infrastructures et de la Santé.

 Exprimant toute sa satisfaction, Henri Yav Mulang a saisi cette occasion, pour féliciter les auteurs de cette étude dont il a salué la pertinence de l’analyse  et qui cadre bien avec la préoccupation de la gestion orthodoxe des dépenses publiques, cheval de bataille du gouvernement. Le ministre des Finances, qui entend exposer les grandes lignes de cette étude au Conseil des ministres, a apprécié particulièrement le rôle central de l’Etat dans la gestion des dépenses publiques et dans la satisfaction des besoins de la population.

            Henri Yav Mulang n’a pas manqué de partager certains constats des auteurs, notamment le faible taux d’exécution du budget, et a reconnu que des efforts doivent être faits pour améliorer le taux d’exécution des dépenses publiques et résoudre l’épineux problème de la faible mobilisation des recettes de l’Etat.  A ce sujet, le processus de révision du code minier devrait permettre à l’Etat de tirer davantage des recettes dans l’exploitation des ressources naturelles.

            Il a approuvé, d’autre part, le constat des experts de la BM selon lequel les entreprises du Portefeuille étaient caractérisées par leur faible contribution au trésor public. Et quant à la passation des marchés publics, il a exhorté les agents de l’Etat à s’approprier les recommandations des auteurs de l’étude, afin qu’ils n’induisent pas de retard dans l’exécution de ces marchés.

            Après l’analyse de trois secteurs la santé, les transports routiers et l’éducation qui a connu une amélioration passant de 12,3 % en 2013 à 13 % en 2014, la BM formule une série de recommandations au gouvernement pour pouvoir poursuivre les réformes entreprises dans la gestion des finances publiques.

            Dans une courte allocution, Ahmadou Moustapha Ndiaye a noté que ce qui est important est de continuer la réflexion, même si on reconnait des avancées du pays en termes de la stabilisation du cadre macro-économique et d’augmentation du taux de croissance.  Selon le directeur des opérations de la BM pour la RDC et la République du Congo, dans la mise en œuvre des réformes, l’on doit aller de l’avant, définir les priorités dans les domaines ciblés dans l’étude. Car, même les pays les plus avancés continuent à réformer.

Rappelons que Dr Albert Zeufack, directeur du département macro-économie et gestion budgétaire pour l’Afrique de l’Est et les Grands Lacs, a présenté les articulations de cette étude intitulée «  Revue de la gestion des dépenses publiques et de la responsabilisation financière en RDC», en sigle PEMFAR.

Ce travail scientifique a été fait dans un contexte qui vise à pérenniser les bonnes performances macro-économiques affichées de la RDC mettre en œuvre des politiques publiques et des réformes susceptibles de renforcer davantage le rôle de l’Etat à travers le niveau, la qualité et l’efficacité de la dépense publique. Cette réflexion, a indiqué Dr Albert Zeufack, se fait au moment où le gouvernement prépare le Plan national stratégique de développement, et souligne la nécessité d’une meilleure performance du secteur public comme indispensable pour relever les défis économiques et sociaux, et assurer la cohésion nationale.

            Il a déploré à titre illustratif le fait que la dépense publique par tête d’habitant dans la santé demeure encore faible et doit être augmentée, et a terminé son allocution par une série de recommandations.

            Il a été complété par ses collègues économistes de la BM, Emmanuel Pinto Moreira qui a donné la méthodologie de travail de cette revue, Boris, Chadi Bou-Habib, et Marcelo Giugale, qui ont donné un éclairage sur les questions posées lors du débat.

                                                                                                              J.R.T.