Gécamines : la renaissance d’un géant minier

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L’Administrateur  délégué général, Amed Kalej  de la Générale des Carrières et des Mines a présenté le plan stratégique de la renaissance de son entreprise   aux  hommes d’affaires japonais hier lundi 20 août  dans la salle Virunga de l’hôtel Memling,  dans le cadre du forum économique organisé par l’ambassade du Japon à Kinshasa. Ces hommes d’affaires, qui  séjournent sur la terre congolaise pour évaluer  les potentialités économiques de la RDC pour d’éventuels investissements, ont été édifiés au cours  de cet échange  sur les possibilités d’un partenariat avec la Gécamines, dans le domaine de l’exploitation des gisements miniers  de cette entreprise autrefois publique transformée en entreprise commerciale depuis 2010.

     Dans son allocution, Amed  Kalej  a rappelé à ces investisseurs que la Gécamines a connu son essor en 1986 avec la production de 476.000 tonnes de cuivre  avant de connaitre la chute en 1990, à la suite de l’effondrement de sa mine de Kamoto qui a empiété 25 % de sa capacité de production. Il a souligné que cette chute a été aggravée par l’embargo imposé en 1990 par la communauté internationale   et le vieillissement de son outil de travail.
    Le numéro 1 de la Gécamines a fait  savoir qu’en  2004, cette société a connu son plus bas nivaux de production avec 7.700 tonnes et ce niveau n’a jamais dépassé 18.000 tonnes jusqu’en 2010. Pour le précité, le gouvernement congolais a pris la décision salvatrice de transformer la Gécamines en société anonyme à responsabilité limitée,  avec l’objectif de donner une bouffée d’oxygène à cette entreprise qui  exploite plusieurs minerais, cassitérite, étain, cuivre , cobalt…


    Avec cette transformation, la Gécamines est dirigée par des organes statutaires qui comprennent en son sein un Conseil d’administration a-t-il précisé avant de révéler le  plan stratégique pour la renaissance de ce  géant  minier qui s’articule autour de 6 axes principaux, notamment  la reprise du programme de recherche et prospection géologique, la réhabilitation des unités de production , la valorisation des activités non minières par la création des centres des profits …
    L’ADG de la Gécamines a indiqué que la réalisation de ces axes prioritaires exige un apport financier de 631millions de dollars pendant que la Gécamines est buttée à  un passif de 1,6 milliards de dollar, dont  100 millions ont été annulés par la coopération française pour le développement et 200 millions sont en cours d’annulation.
    Il a fait part aux entrepreneurs japonais des ambitions de son équipe de réussir la renaissance de la Gécamines, un défi qui passe inéluctablement par la réduction des effectifs et un financement adéquats des partenaires.
    Pour sa part, le président du Conseil d’administration de la Gécamines a mis un accent particulier sur les réserves  minières évalué à 4 millions de tonnes, qui doivent etre certifiées et confirmées.


    Albert Yuma a annoncé que  la Gécamines ne sera plus minoritaire dans l’actionnariat de cette entreprise minière, qui fut dans le passé le poumon économique de la RDC, au point de contribuer à plus de 70 % dans le budget national.
    Il a mis en exergue les opportunités qu’offre cette nouvelle entreprise minière pour  un partenariat public-privé basé sur des intérêts communs.
    Edifiés par cette présentation, les hommes d’affaires japonais ont résolu de descendre incessamment au Katanga palper du doigt les réalités de cette entreprise, en vue de conclure éventuellement un partenariat  pouvant déboucher sur la création de nouvelles richesses.


ERIC WEMBA

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