Le Gabon émergent : on y croit à Libreville

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A l’occasion de la Conférence de la 14ème plateforme de partenariat du PDDAA qui s’est  tenue du 25 au 27 avril 2018 à Libreville,  le ministre gabonais de l’Agriculture et de l’Elevage, chargé du Programme Graine, a  présenté aux participants et aux investisseurs son « Plan Stratégique Gabon Emergent » (PSGE).  Il s’agit d’un vaste projet qui fixe les orientations stratégiques devant conduire le pays jusqu’à l’horizon 2025. Éclaté en 28 programmes, il tire son origine du projet de société dénommé : « Avenir en confiance », porté en août 2009 par l’actuel Chef d’Etat gabonais. De manière concrète, le plan fixe les orientations et les axes stratégiques avec plusieurs sous-axes dont notamment  le développement durable, la gouvernance, le capital humain, les infrastructures, « Gabon Vert», « Gabon industriel », etc.

Le « PSGE », à en croire Biendi Maganga, offre l’avantage de simplifier les taxes et vise l’objectif d’accueillir un plus grand nombre d’investisseurs. A l’occasion de son exposé, le ministre a mis en exergue l’avantage que son pays offre avec des microclimats que l’on retrouve à travers chaque province et qui facilitent des cultures comme celles du palmier, du caféier et du cacaoyer.

La politique du « Programme Graine » du gouvernement était aussi au menu. Ce qu’il faudrait retenir est qu’il s’agit d’un programme d’aménagement des zones franches agricoles initié par le gouvernement. La règle principale du jeu consiste à ouvrir l’actionnariat aux privés, qui accompagneront ainsi les pouvoirs publics dans la promotion du secteur agricole. Le ministre a indiqué que son pays envisage le développement de la production du riz, l’un des aliments de base des familles gabonaises. L’autre bataille à gagner est celle de la réduction des importations des poulets, actuellement chiffrées à 150.000 tonnes, pendant que le pays ne produit que 4.000 tonnes.

 

L’agriculture,  principale clé de développement du Gabon

 

Pour Biendi Maganga, le grand souci du gouvernement gabonais est de faire de l’agriculture la clé du développement du pays, bien que celui-ci dispose aussi d’autres ressources telles que le pétrole.

Interrogé sur les mécanismes d’accès au financement, l’orateur a signalé l’existence d’un  plan national d’affectation des terres comme outil multiforme, le fonds national d’aide sociale, le fonds Okoumé (bois), le fonds de garantie des PME, etc. Il a salué le dynamisme de la société civile congolaise et révélé que les revendications de celle-ci ont toujours reçu un écho favorable au niveau des décideurs politiques. « Nous venons de très loin, et quoique le chemin à parcourir soit encore long, nous sommes convaincus qu’avec de la volonté et de l’énergie, nous y arriverons », a-t-il conclu..

Melba Muzola

(Envoyée spéciale à Libreville)