Le G7 et l’AR  refusent de suivre la Cour Constitutionnelle

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cours constitutionnelleL’Arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle en date du 11 mai 2016 fait polémique. Si dans la Majorité, on se frotte les mains en évoquant le caractère exécutoire et obligatoire de cette décision, à l’opposition, la sentence est très mal accueillie, car de nature à ouvrir la voie à l’usage abusif du pouvoir d’Etat. Cela pourrait pousser ceux qui seront portés à la magistrature suprême dans les années à venir de se complaire dans des prolongations  interminables, sous prétexte d’attendre l’élection de leur successeur.

Le G7 et l’AR (Alternance pour la République), deux plateformes de l’opposition qui ont plébiscité l’ancien gouverneur du Katanga  comme leur candidat à l’élection présidentielle de novembre 2016, sont montées au créneau pour contester cet arrêt. Selon les sociétaires de ces deux regroupements politiques, cela ne fait qu’enfoncer davantage la RDC dans l’impasse électorale provoquée à dessein par le pouvoir en place.

A l’instar d’autres forces de l’opposition, l’AR et le G7, dans une déclaration commune faite à partir de Lubumbashi, rejettent catégoriquement  l’arrêt controversé qui, selon les deux plateformes, opère un coup d’Etat Constitutionnel et cautionne le glissement.

Dans ce communiqué rendu public par Franck Diongo, le G7 et l’AR accusent la Cour Constitutionnelle d’avoir ignoré, dans son arrêt, l’article 73 de la Constitution, qui exige que le scrutin pour le président de la République soit convoqué par la CENI 90 jours avant la fin du mandat du Président de la République en fonction, car c’est la
condition préalable à la mise en application de l’article 70.

« La Cour  Constitutionnelle vient de violer l’article 70 qui limite le mandat du président de la République à 5 ans une fois renouvelable et l’article 220, qui a verrouillé le nombre des mandats du président de la République », ont souligné les acteurs du G7 et de l’AR, avant d’appeler à la mobilisation générale des Congolais pour réclamer la
publication urgente du calendrier réaménagé de la CENI et défendre la Constitution.

Abordant le point relatif au dossier judicaire de leur candidat à l’élection présidentielle, Moise Katumbi,  le G7 et l’AR se réjouissent du fait que l’ancien gouverneur de l’ex- province du Katanga a démontré au magistrat instructeur, en présence de ses avocats, que l’accusation relative au recrutement des mercenaires américains et sud-africains portée contre lui par le ministre de la Justice est non fondée.

ERIC WEMBA