Le G7 dénonce une aile fantôme de l’UNAFEC

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000_Par8183103_0Deux vice-présidents de la plateforme politique dénommée G7 sont montés au créneau, le vendredi 22 avril 2016 en leur siège de Socimat à Gombe, pour dénoncer des entraves aux libertés fondamentales et au droit d’un parti politique légalement constitué d’exercer librement ses activités conformément à la Constitution et aux lois de la République. « Nous sommes étonnés que l’affichage des portraits de l’honorable Moïse Katumbi dont l’annonce, en mars  dernier, de la candidature à la prochaine élection présidentielle avait été qualifiée de non-événement par la Majorité présidentielle, ait conduit aux agressions contre l’Union nationale des Fédéralistes du Congo (Unafec) à la fois à Kinshasa et à Lubumbashi », ont-ils martelé.

 

Rappelant d’entrée de jeu que la « fameuse » Unafec/Majorité Présidentielle a été déboutée par la Cour d’appel de Kinshasa, par son jugement RCE 024 du 10 juillet 2015 et notifié le 5 février 2016, ces acteurs politiques ont déclaré leur surprise en voyant le Tribunal de Grande instance de Lubumbashi saisi d’une plainte déposée par ce « parti fantôme », condamner le président Antoine Gabriel Kyungu au paiement d’une amende de dix millions de francs congolais et six militants.

Pour le G7, le fait que Moïse Katumbi soit devenu la cible des attaques des hommes armés, il tiendra le gouvernement de la République responsable de tout malheur qui lui arriverait. D’où sa demande à la Monusco de garantir sa sécurité.

 

Le non catégorique

au Dialogue

Au sujet du Dialogue politique nationale en gestation, le G7 a réaffirmé sa position de non partant. Il réitère plutôt son soutien à la résolution 2277 de l’Onu qui souligne la nécessité de respecter la Constitution et d’organiser les élections dans les délais  prescrits. « Le G7 s’en tient à la proposition de mettre en place un panel de facilitation qu’il a faite avec la Dynamique de l’Opposition à la communauté internationale afin de rassurer et de garantir l’impartialité à toutes les parties concernées », a souligné Olivier Kamitatu. Pour ses collègues et lui, ce panel sera composé des représentants de l’Union africaine, des Nations Unies, de l’Union européenne et de l’Organisation internationale de la Francophonie, lesquels seront appuyés par les représentants spéciaux habituels des partenaires de la RDC.

Saisine de la Cour constitutionnelle : lourde responsabilité

Abordant le point lié à la saisine de la Cour constitutionnelle par la Majorité présidentielle en interprétation de l’article 70 de la Constitution, le G7 a expliqué que la démarche vise à obtenir de la Haute cour la prorogation du mandat de Joseph Kabila à la tête de l’Etat, au-delà du terme constitutionnel mais aussi ouvrir à la CENI la voie vers l’organisation de l’élection du nouveau président de la République en dehors du délai constitutionnel. Toutefois, fait-il noter, même dans l’éventualité où la Haute cour déciderait d’examiner la requête quant au fond, des interrogations essentielles sont soulevées. « La Cour constitutionnelle devra alors fixer l’opinion sous quel régime Joseph Kabila travaillerait et pour combien de temps il pourrait rester au pouvoir après la durée légale de son mandat? », se sont-ils interrogés.

Tshieke Bukasa