Fusillade rond-point Socimat : les policiers admis chez Akram hors de danger

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Admis mardi soir, complètement défigurés, méconnaissables et ensanglantés, presqu’au bord de l’agonie, au centre médical Akram, à Gombe, les policiers de roulage Mokoyo et Yandu sont après des soins appropriés, reçus sortis hier de leur état critique.

            Leurs médecins traitants se sont sentis ainsi soulagés, autant que les membres de leurs familles, leurs collègues de service que les responsables de l’état-major de la PSR ville de Kinshasa, tous préoccupés par leur état de santé.

            Au centre médical Akram, on signale que les deux patients ont débuté quelques exercices de marche, mais à l’intérieur de leur salle. Ils amorcent quelques pas, ce qui est nettement mieux par rapport à l’état de santé qu’ils affichaient à leur admission. C’est presque un miracle quand on se rappelle qu’ils sont arrivés dans ce centre médical, mourants, visages tuméfiés, avec des contusions sur tous les corps. Ont-ils eu quelques cotes cassées ?

            Pour l’instant, on se contente de l’évolution positive enregistrée sur le bilan santé et de les voir reconnaître le personnel médical et exprimer quelques bribes de phrases. Un agent a laissé entendre qu’ils sont en mesure de demander les mets de leur choix pour leur restauration. Et d’ajouter qu’ils se remettent lentement et c’est un très bon signe. Comme pour dire que les craintes émises mardi soir, qui ont alimenté une foule des rumeurs et qui les donnaient pour morts, sont écartées.

C’est à une sorte de rééducation que sont soumis les policiers Mokoyo et Yandu qui apprennent  des gestes élémentaires comme marcher, bouger, boire et manger, afin de devenir autonomes pour leur mobilité et la satisfaction de leurs besoins naturels.

            Une dame venue visiter un malade, n’a pas manqué de partager la joie que devaient ressentir leurs épouses de voir des moribonds revenir à la vie.

            Des informations non confirmées, indiquent que le petit-frère du chef de l’Etat, Zoé Kabila, touché par le sort infligé aux policiers de roulage par les membres de son escorte, avait décidé de prendre en charge les soins médicaux que requérait l’état de santé de Mokoyo et de Yandu. D’où leur hospitalisation au centre médical Akram dont le sérieux ne fait l’ombre d’aucun doute. Il suit personnellement l’évolution du traitement médical administré aux deux policiers de roulage, a ajouté notre source, au point que pour l’instant, les deux policiers ne manquent de rien. Chaque fois que les soins exigent des produits pharmaceutiques, des achats sont opérés aussitôt.

Les autres policiers, Shungu et Bolumbu, devaient continuer à suivre des soins ambulatoires au centre médical de la Police nationale congolaise, étant donné qu’ils ne présentaient pas des cas recommandant leur internement.

Cette affaire qui a une fois de plus, bouleversé toutes les consciences, remonte comme il faudrait le rappeler, au mardi 19 octobre 2010 vers 16 heures. Le boulevard du 30 juin connaissait des embouteillages au niveau du rond-point Socimat. Le cortège du petit-frère du chef de l’Etat, Zoé Kabila, devait passer par là. La voiture de cette personnalité est passée sans aucun problème pendant que la voie était ouverte. Le policier de roulage règlementant la circulation, s’est cru en devoir de fermer cette voie, pour ouvrir celle de la perpendiculaire, bloquant sans le savoir le véhicule des membres de l’escorte.  Ce geste a été très mal interprété par ces derniers qui sont sortis et après échange des propos violents, ont passé à tabac toute l’équipe des policiers de roulage en poste à ce rond-point. D’où la fusillade entendue ce soir-là, et qui a provoqué la confusion et la débandade généralisée.

JRT

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