Funérailles de Chebeya : le 30 juin, confirme la Société civile

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Une équipe composée du médecin légiste congolais et de ses collègues hollandais a pratiqué l’autopsie sur la dépouille mortelle  de Floribert Chebeya Bahizire. Cette opération s’est déroulée le vendredi 11 juin dernier, à l’Hôpital Général de Référence avec l’accord des familles biologique et associative. Toutefois, les résultats ne seront pas divulgués immédiatement. Cette nouvelle a été livrée par Me Marie-André Muila Kayembe, à l’issue d’une séance de travail, tenue le même vendredi, que le Collectif des Ongs de Droits de l’Homme a eue avec le ministre de la Justice et Droits Humains, Luzolo Bambi Lessa, au sujet de l’assassinat de l’activiste de Droits de l’Homme F. Chebeya, dans la salle de réunion de son cabinet, dans la commune de la Gombe.

S’exprimant sur le contenu de leur entretien avec leur hôte du jour, Me Marie-André Muila a parlé d’un échange d’information entre les deux parties. En effet, il a précisé que les représentants des Ongs de Droits de l’homme sont convaincus que Feu F. Chebeya a trouvé la mort dans les locaux de la Police Nationale Congolaise. Cette conviction est assise, pour Me Muila, sur le fait qu’à son arrivée dans les bureaux de la Police, Chebeya a communiqué sa position à son épouse par un message SMS ; mais la Police dit qu’il n’a pas été là. Me Muila conclut qu’il y a donc quelque chose qui cloche. Car, c’est après ce message SMS qu’il a disparu et son corps sera retrouvé le lendemain, loin des locaux de la Police Nationale Congolaise, entouré par un montage grossier avec des préservatifs.

 Luzolo Bambi chez la Veuve Chebeya et à la VSV

Le Collectif est convaincu que l’enquête aboutira aux mêmes conclusions que les siennes, à savoir que Chebeya a été torturé dans les locaux de la Police et il en est mort. Il présent aussi que le chauffeur de Chebeya, dont le corps est porté disparu jusqu’à présent, doit avoir été exécuté par après, puisque il était un témoin gênant. Et Me Muila dit que le Collectif a insisté pour que son corps soit retrouvé et rendu à sa famille pour que le 30 juin, il puisse être enterré avec Chebeya. Toutefois, il a expliqué que, contrairement à ce que pensent certaines gens, le choix de la date du 30 n’est nullement une volonté de provoquer une confrontation avec le pouvoir. C’est un hommage à rendre à ces deux activistes de droits de l’homme. Ce qui compte pour leurs familles est que les auteurs de ces crimes soient trouvés et sanctionnés.

Concernant l’enquête indépendante, grâce à la participation des représentants des Ongs et des experts internationaux, réclamée par les familles biologique et associative, Me Muila explique qu’elle n’entrave ou ne frustre pas l’enquête judiciaire qui doit se poursuivre, mais elle la complète. Le Collectif a demandé à ce sujet un arrêté au ministre de la Justice Luzolo Bambi. Par ailleurs, ce dernier, après son entretien avec le Collectif des ongs de droits humains, s’est personnellement rendu au bureau de la Voix des Sans Voix pour le Droits de l’Homme (VSV) et auprès de la Veuve de Chebeya pour les consoler. Celle-ci lui a  demandé de faire son possible pour que les assassins de son époux soient rattrapés par leur crime et sanctionnés. Il a aussi rendu visite à l’épouse du chauffeur dont le corps a disparu. Partout, il a promis que les enquêtes en cours permettront que la justice soit faite. 

SAKAZ

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