Frustrations à Masina, Ngaba, Makala et Ndjili

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Les animateurs des comités locaux de gouvernance des communes de Ndjili, Kisenso, Masina, Ngaba et Makala ont procédé le samedi 8 mai 2010 au siège du Cepas à Gombe à l’évaluation de leurs activités. Ils ont par la même occasion dressé leurs priorités pour les jours à venir. L’évaluation du week-end passé intervient près de six mois après les séances d’information sur les techniques de plaidoyer organisées à leur intention par le Réseau d’Organisation des Droits Humains et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne « Rodhecic ».

 

 Bruno Nkusu et Blandine Mpange ont d’abord énuméré à l’intention de l’assistance quelques actions menées ça et là ces derniers mois. Kisenso, est  le coin où les choses semblent marcher relativement bien. La preuve est que les travaux d’asphaltage de l’avenue de la Paix, bien que suspendus, peuvent redémarrer d’ici peu. Chefs de quartier et commandants de police qui récemment encore vivaient comme chiens et chats, ont fumé le calumet de la paix. Du coup, les tracasseries policières ont sérieusement baissé. Entre temps bourgmestre et simples citoyens s’intéressent activement aux comités locaux de développement. On en est présentement à l’implantation des cellules locales de citoyenneté. Et ceci pour amener les habitants de cette entité montagneuse à avoir un comportement approprié face aux problèmes comme celui des érosions.
 Les paroissiens de Saint Mbanga et les chrétiens d’autres confessions religieuses,  ont certes bataillé dur pour la réhabilitation du tronçon routier de la deuxième République. Ayant réussi à collecter des signatures et même à bousculer les autorités provinciales, certains d’entre eux ont subi des menaces. Frustrés, mais déterminés, ils comptent mener des actions d’envergure pour obtenir gain de cause .Une consolation pour les paroissiens de Sainte Monique est que grâce au concours de  certaines ong, ils auront de bornes fontaines.
 La frustration a été ressentie du côté de Masina. Des pans entiers des quartiers Sans Fil et Abattoir étant enclavés, ils ont même assigné l’Etat congolais en justice. Via le fonctionnaire en charge du lotissement à Tshangu, il a été demandé à l’Etat d’ordonner l’ouverture des voies de passage des eaux et des habitants. Le greffe leur exige une importante somme d’argent pour l’exécution de ce jugement. Et puis où trouver de l’argent pour construire des caniveaux ? s’est écrié le monsieur chargé de la lecture de ce texte..
  Les paroissiens de Sainte Agnès à Ndjili n’ont pas eu de chance. Rien de concret n’a été enregistré aussi du côté des comités locaux de gouvernance de Ngaba et Makala.

Mettre les bouchées doubles

Lors des travaux en carrefours, les participants ont insisté sur la nécessité d’intensifier des campagnes d’éducation civique et d’information en matière électorale auprès de leurs pairs. Ou encore d’accroître la collaboration entre ong  chrétiennes de développement et structures laiques analogues. Ils ont émis le vœu de voir le Rodhecic servir d’interface entre eux et les bailleurs des fonds, mais également leur venir en aide en matière de renforcement des capacités. Les délégués des différents comités de gouvernance participative ont repris les projets et problèmes sociaux prioritaires non résolus. Il s’agit de l’eau, de l’électricité, des routes…. Ils ont promis de continuer de faire du lobbyng pour obtenir gain de cause.
 Bien avant cela, le permanent du Rodhecic, le père Minani a fait remarquer que la rencontre s’inscrivait dans la ligne droite des actions des comités  locaux de gouvernance. La création de ces structures a pour finalité de pallier les déficiences organisationnelles au niveau de la base. Par ailleurs, ce genre d’organisation peut amener l’émergence d’un leadership  social et de proximité.

 Jean- Pierre Nkutu

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