« Front commun » contre le concubinage

0
69

Le Groupe de Réveil des Mamans (Germa) a organise le mercredi 07 avril 2010 sur le terrain de basketball de l’UPN, dans la commune de Ngaliema, une conférence autour du thème « Concubinage, une profanation du mariage ». L’oratrice principale était Mme Dada Ossé, responsable d’une école à Niamey, au Niger, invitée expressément pour les besoins de la cause. Le fait de se mettre en ménage sans respecter les prescriptions légales en matière de mariage est une profanation de cette « institution », a-t-elle indiqué.

 

Elle a fait le constat selon lequel les hommes et les femmes décident de plus en plus de vivre ensemble dès qu’ils ont un enfant. C’est ainsi que l’on assiste à la prolifération d’ « unions libres » entre jeunes filles et garçons. Dada Ossé pense que c’est l’une des conséquences de la naïveté des jeunes filles, qui succombent souvent, sans trop réfléchir, aux largesses momentanées de certains hommes, qui leur promettent monts et merveilles.

Elle a épinglé aussi l’indépendance désormais trop prononcée de la jeunesse vis-à-vis de l’autorité parentale comme l’un des facteurs à la base des unions libres. Plusieurs formes d’unions libres sont à distinguer, selon elle : 1°) vie commune entre un homme et une femme, avec leurs enfants sous un même toit, sans qu’ils ne soient liés par un acte officiel de mariage ; 2°) concubinage à distance sous des toits différents.

Avec l’amplification du phénomène de concubinage, prévient-elle, le mariage en tant que sacrement est en train d’être galvaudé. Cela traduit la fuite des responsabilités de la part de l’homme et de la femme mais surtout de l’homme, totalement ou partiellement délié des obligations en rapport avec la dot, la prise en charge de sa conjointe et de ses enfants.            

Dada Ossé a indiqué aussi que l’enfant né dans le concubinage est considéré a priori comme « naturel » tandis que celui issu d’un couple marié ne souffre pas de problème de filiation.    A son avis, le mariage doit retrouver ses lettres de noblesses car il favorise l’épanouissement complet de la famille.               

Sandra Ntumba Kanyiki

LEAVE A REPLY

*