Le «Front» appelle les Congolais à s’approprier l’Accord du 31 décembre

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L’ACDI (Action Communautaire de Développement Intégral), une ONGD de la société civile membre de la plate-forme Front pour le Respect de la Constitution, a organisé le dimanche 29 janvier 2017 à la galerie Hugo Tanzambi, dans la commune de Lemba, une session de restitution à sa base, de sa participation aux travaux du Centre Interdiocésain ayant conduit à l’accord global et inclusif du 31 décembre 2017.
C’est aux côtés de Claude Iluta Engambi, président du Conseil d’administration de l’ACDI et de la représentante de la présidente du Front, que Désiré Mbonzi wa Mbonzi a fait part à l’auditoire constitué des membres de l’ACDI, de l’association des jeunes Club Juvénile et de plusieurs invités, du déroulement de ce processus, de la démarche de la CENCO avec la convocation des trois composantes signataires de l’accord du 18 octobre 2016, du Rassemblement et du Front pour la défense de la Constitution. 
Donnant le résumé dudit accord dans ses points forts et faibles, Mbonzi wa Mbonzi, un des 3 délégués du Front ayant participé aux travaux du Centre Interdiocésain, a saisi cette occasion pour expliquer les différentes positions défendues par le Front dans ces discussions, notamment sa signature sous réserve de certains articles de l’accord.
Soutenant donner la vrai version de l’actualité en vue d’édifier le souverain primaire,  ce membre du MLC a commencé par rappeler les inégalités auxquelles sa plate-forme a dû faire face tout au long de ce processus. Tout au début, le Front pour le Respect de la Constitution a vu son quota des délégués réduit à 3 contrairement à ce qui était convenu avec la CENCO. Et alors que cette plate-forme s’attendait à ce que la présidence du Conseil National de Suivi de l’Accord lui soit confiée, a-t-il soutenu, il a vu ce poste revenir au Rassemblement. Et au niveau de l’accord lui-même, Mbonzi wa Mbonzi a fustigé, parmi les faiblesses, le fait de laisser la possibilité au Conseil National de Suivi de l’Accord, au gouvernement et à la CENI de se mettre d’accord unanimement sur le temps nécessaire pour l’organisation des élections au cas où cela s’avérait nécessaire. En plus de cette raison qui a conduit à la signature sous réserve du Front, Mbonzi wa Mbonzi a relevé un réel blocage à ce stade dû au mode de désignation du Premier ministre.
            Ce délégué a indiqué qu’au regard de ces réalités, le Front pour le Respect de la Constitution participera au processus de transition au niveau du CNSA pour continuer à mettre la pression sur le pouvoir en place. Il a pour cela fait appel au peuple congolais à s’approprier cet accord, tout en redoublant de vigilance, afin de ne plus connaître le rendez-vous manqué de 2016 et avoir effectivement les élections en décembre 2017.      
            Pour Claude Iluta, le choix de l’ACDI à rejoindre le Front pour le Respect de la Constitution se justifie par le fait que ce dernier prône le respect de la loi fondamentale, une aspiration qui rencontre l’un des objectifs de l’ACDI et la sensibilisation de la population à la culture démocratique. Il a relevé à cet effet que la RDC n’avançait pas du fait du non respect de la Constitution.
            Le président du conseil d’administration de l’ACDI a lui saisi cette opportunité pour lancer un appel aux partis signataires de l’accord du 31 décembre 2016 de faire montre d’un patriotisme élevé et de mettre une sourdine à leurs intérêts partisans. L’alternance doit être et rester, a-t-il souligné, le souci de tous.
Myriam Iragi