Frappes aériennes en Syrie, Irak… : Ahmadiyya craint une 3ème guerre mondiale

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Le responsable numéro 1 de la communauté musulmane Ahmadiyya, Hazrat Mirza Masroor Ahmad, avait attiré récemment l’attention des dirigeants politiques et des gouvernements du monde entier sur les dangers qui guettent notre planète. Dans un sermon prononcé dernièrement dans une mosquée du Sud-Ouest de Londres, il a exhorté tous les musulmans « ahmadis » à prier ardemment pour l’avènement d’une paix durable dans le monde.

Une copie dudit sermon nous est parvenue hier lundi 21 décembre 2015. Dans son sermon, ce dignitaire religieux a commencé par faire savoir au public que les problèmes qu’on connait ces dernières années sont dus aux graves injustices perpétrées par quelques pays musulmans et plusieurs puissances mondiales.

« Le monde est en danger et on court vers une catastrophe. La gravité de la situation  est telle qu’une troisième guerre mondiale pourrait commencer à tout moment », a indiqué le numéro un d’Ahmadiyya. Et d’affirmer qu’une troisième guerre mondiale a déjà commencé sur une petite échelle. Il a signalé avoir lancé cet avertissement dans un passé récent et, aujourd’hui, plusieurs analystes se sont ralliés à cette thèse.

Plus explicite, Hazrat Mirza Masroor Ahmad a parlé des frappes aériennes menées contre le groupe terroriste Daesh en Irak et en Syrie. « Les gouvernements qui souhaitent mener des frappes aériennes devraient viser les combattants islamiques et non les civils », a-t-il indiqué. « Beaucoup de Syriens sont aujourd’hui piégés et n’ont pas la possibilité de quitter les zones de combat. Les pays voisins devraient s’impliquer de manière concrète pour résoudre ce conflit qui dure  depuis plusieurs années. Le conflit syrien s’est étendu à d’autres pays et affecte aujourd’hui une grande partie du monde ».

Il est revenu  sur les propos relayés par des médias et selon lesquels certains gouvernements négocient avec Daesh et achètent leur carburant. La Turquie, accusée par la Russie de s’adonner à ce business, s’en défend et charge à son tour le pays de Vladimir Poutine.

Et le numéro un d’Ahmadiyya de se demander où se trouve la vérité. Entre-temps, le ton monte entre Ankara et Moscou depuis que la Turquie a abattu un avion de chasse russe.

            Ce dignitaire religieux s’est attardé ensuite sur les informations qu’il a recueillies et qui font état de l’intention des membres de l’Etat Islamique de se déporter vers la Lybie au cas où ils seraient forcés d’abandonner l’Irak et la Syrie. Si ce plan était appliqué, a-t-il prévenu, la population libyenne risque de payer un lourd tribut à cette délocalisation du conflit armé.

            « L’impression qui se dégage aujourd’hui est qu’en dépit de la précarité de la situation actuelle », a fait remarquer le numéro un d’Ahmadiyya, « les grandes puissances et les gouvernements musulmans ne comprennent pas la nécessité primordiale de favoriser un climat de justice dans le monde ».

            Selon lui, même si Daesh venait à être vaincu, cette défaite ne serait pas suivie instantanément de la paix. « En fait, certains facteurs indiquent que la division et la guerre pourraient continuer au-delà des tensions  entre la Russie et l’Ouest», a souligné ce dignitaire religieux.

            En conclusion, il a soutenu que le monde est en danger et que dans leurs prières, les gens devraient demander au Créateur que le monde puisse être épargné de diverses formes de destruction et que des dirigeants de ce monde soient guidés par un esprit de bon sens  et de justice.

Jean-Pierre Nkutu