Frank-Walter Steinmeier à Kinshasa ce jeudi 19 février

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Le Ministre fédéral allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, va visiter Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, ce jeudi 19 février 2015. A en croire le communiqué officiel de l’ambassade d’Allemagne en RDC, cette personnalité sera accompagnée d’une délégation de haut niveau composée des membres du parlement allemand, des représentants des institutions culturelles et éducatives allemandes, ainsi que de l’économie.

Le programme de la visite polyvalente comprend, entre autres, des entretiens avec le Premier ministre Matata Ponyo et le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, ainsi que des rencontres avec les représentants de l’opposition et de la société civile. En outre, une audience avec le Président Kabila est prévue.

Pendant son séjour à Kinshasa, le  ministre fédéral Steinmeier inaugurera également le bureau de liaison de l’Institut Goethe. La délégation culturelle de haut niveau est venue, entre  autres, pour assister à cet acte important et solennel pour les relations germano-congolaises.
La visite du ministre Steinmeier est depuis de nombreuses années la première d’un ministre allemand des Affaires étrangères en République démocratique du Congo. L’Allemagne est un partenaire privilégié du Congo – aussi bien dans la coopération au développement que dans la coopération pour une paix durable à l’Est du pays et dans la région ainsi que dans le renforcement des institutions démocratiques et de la société civile.

Concernant Frank-Walter Steinmeier, cet homme politique allemand membre du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), est né le 5 janvier 1956 à Detmold. Il entre à la chancellerie régionale de Basse-Saxe en 1991, et devient assez rapidement un proche collaborateur du ministre-président de l’époque, Gerhard Schröder. Lorsque celui-ci est désigné chancelier fédéral en 1998, il le suit à Berlin en tant que délégué du gouvernement fédéral aux services de renseignements.

En 1999, il prend la succession de Bodo Hombach à la tête de la chancellerie fédérale, une fonction qu’il occupera jusqu’au départ de Schröder, en 2005. Durant ces six années, il participe à la conception et à la mise en œuvre de politiques libérales contestées, plus connues sous le nom d’Agenda 2010, gagnant une réputation de travailleur pragmatique.

À la suite de la formation d’une grande coalition entre la CDU/CSU et le SPD sous la direction d’Angela Merkel, il est nommé ministre fédéral des Affaires étrangères en 2005, et récupère en 2007 les fonctions de vice-chancelier, se profilant comme le nouvel interlocuteur privilégié de Merkel. Désigné en 2008 candidat à la chancellerie pour les élections fédérales de 2009, il est sévèrement battu par la chancelière, tandis que le SPD obtient le pire score de son histoire. Il est ensuite porté à la présidence du groupe parlementaire social-démocrate, devenant ainsi chef de l’opposition à la nouvelle coalition noire-jaune.

Reconduit après les élections fédérales de 2013, il est choisi deux mois plus tard pour redevenir chef de la diplomatie, à nouveau dans le cadre d’une grande coalition.
Tshieke Bukasa