Francophonie : la participation de F. Hollande ni confirmée… ni infirmée

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Envoyée par le président François Hollande et Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, pour évaluer l’état d’avancement des préparatifs du 14ème Sommet de la Francophonie qui doit se tenir à Kinshasa du 12 au 14 octobre prochain, Yamina Benguigui, la ministre Française de la Francophonie, a bouclé son séjour par une conférence de presse qu’elle a animé samedi 28 juillet, à la résidence de l’ambassadeur de son pays en Rd Congo.
Ce point de presse avait pour but de restituer aux médias les fruits de tous des contacts qu’elle a eus pendant quatre jours sur la classe politique et la société civile. L’occasion faisant le larron, la ministre française de la Francophonie en a profité pour répondre également aux questions brûlantes de l’heure, entre autres la guerre d’agression qui sévit à l’Est du pays, dont la pointe de l’iceberg reste le M23.

Sommet confirmé
pour octobre


A propos de ce sommet, sans l’ombre d’un doute, la ministre française a confirmé la tenue du 14ème Sommet de la Francophonie à Kinshasa comme prévu. Yamina Benguigui fonde son optimisme sur l’état d’avancement des travaux sur le terrain et ses échanges avec les officiels : le président de la république, le premier ministre, le ommissaire général à la Francophonie et le représentant spécial de la Rd Congo auprès de cet organisme.
Mais également, après avoir rencontrée à la fois les acteurs politiques de l’opposition, les artistes, les Communautés religieuses ainsi que les Représentants de la société civile dans son ensemble.
Il ressort de tous ces entretiens, selon la ministre française, que de manière unanime, la majorité de ses interlocuteurs souhaitent vivement la tenue de ce sommet à Kinshasa, exception faite par un ou deux acteurs qui ont exprimé leur opposition. Beaucoup d’acteurs soutiennent ce sommet, afin que d’acteurs internationaux de premier plan se rendent compte par eux-mêmes de la situation du pays, a-t-elle révélé.
A ce sujet, loin d’être venue donner des leçons aux congolais, Yamina Benguigui a souhaité que le sommet de la Francophonie, bien qu’il soit une rencontre pour l’ensemble de la famille francophone, elle doit d’abord être celui des congolais en particulier.
La Francophonie, a-t-elle reconnu, doit être l’expression d’une langue solidaire et égalitaire. Et d’ajouter qu’elle doit être une langue dans laquelle chacun peut s’exprimer et doit être respecté. Les mots sont importants, leur choix est important, a martelé Yamina Benguigui.
Comme pour couper-court à toutes les rumeurs folles qui circulent au tour de cet événement, elle a déclaré être venue en Rd Congo sans sans préjugés et qu’elle n’est pas venue pour alimenter les rumeurs. Car, selon elle, la rumeur se diffuse et met à mal la confiance. « Je suis venue en Rd Congo pour écouter et dialoguer avec toutes les parties » dans une région instable où la République Démocratique vit des heures difficiles, a-t-elle fait savoir en substance.

François Hollande viendra, viendra pas ?

A la question de la presse de savoir si François Hollande sera présent au sommet, notamment à cause d’une nouvelle faisant état de son refus de se rendre à Kinshasa pour déficit de démocratie et non respect des droits de l’homme par les autorités congolaises, maniant un langage diplomatique très huilée et très évasive sur la réponse, Yamina Benguigui a admis que la question ne s’est jamais posée en ce terme et que le Sommet ne sera jamais un tribunal. Prenant pour prétexte la jeunesse du pouvoir de la gauche aux commandes des affaires en France qui ne date que depuis deux mois, Yamina Benguigui a confirmé que «François Hollande ne s’est jamais exprimé à ce sujet. C’est une rumeur et ce n’est pas du tout le genre du personnage», a-t-elle soutenu.
Quant à la matérialité du sommet, très satisfaite de l’état des lieux de travaux de préparation sur le terrain et du dynamisme de Congolais d’en finir avec l’instabilité à l’Est, la France est prête à apporter son aide nécessaire pour que ce sommet soit une véritable réussite. Pour cela, la France compte apporter son concours direct à l’organisation du sommet et des manifestations qui l’accompagnent. Notamment, de l’aide complémentaire en matière de formation et d’appui à la programmation culturelle ou la communication autour des événements.

Une déclaration du Conseil de sécurité attendue ce lundi

A propos de la situation à l’Est de la Rd Congo, relayant les inquiétudes exprimées par ses interlocuteurs lors de son séjour kinois, elle a déclaré que la France qui suit avec beaucoup d’attention cette situation, souhaite voir cesser tout soutien extérieur aux groupes armés en Rd Congo et que l’unité du pays soit préservée. A cet effet, elle a confirmé que son pays était aux côtés de la Rd Congo au Conseil des sécurité. Raison pour laquelle, elle a annoncé à l’initiative de son pays la demande d’un briefing pour ce lundi à 15 heures au Conseil de Sécurité et une déclaration sera négociée pour condamner clairement le M2 » et ses soutiens. C’est dans la même logique que la France est en train de suivre l’évolution de la situation humanitaire sur le terrain et toutes les atteintes aux droits de l’homme, afin que les auteurs soient punis avec la plus grande sévérité.
Enfin, avant de prendre son avion pour Paris où elle va rendre le rapport de sa mission au président et au ministre des Affaires étrangères dès ce lundi, Yamina Benguigui a levé avec la ministre congolaise du Genre, famille et Enfant, Geneviève Inagosi un fonds qui va permettre de financer des opérations en direction du réseau des éducateurs des enfants et jeunes de la rue qui en ont grand besoin.

VAN

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