Fouille illégale chez une députée

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Les habitants du quartier Elengesa, commune de Kalamu, n’ont pas cru leurs yeux en voyant surgir hier vers 13 heures, une équipe des policiers en tenue civile, sur avenue Kingabwa n° 22 A, résidence d’une députée nationale. 

            Munis d’un avis de recherche émis par l’Inspection provinciale de la police ville de Kinshasa, contre M. Edouard Lombo Shango, qui se trouve être un administrateur à la Direction générale des migrations, ces policiers informés de l’immunité qui couvre les résidences des députés, ont forcé la porte d’entrée, en dépit des protestations de l’honorable Marie-Jeanne Kika Zamuda. Ayant fait irruption en violation de la loi, ils ont proféré des menaces verbales à ce représentant du peuple avant de soumettre sa résidence à une fouille systématique. Pourtant, plusieurs officiers de la police avaient assisté à des séminaires de formation sur le rôle de la police dans un Etat démocratique où doit prévaloir le respect de la Constitution. Si aujourd’hui, les policiers ne respectent pas les droits de l’Homme et les lois du pays, c’est qu’il y a toujours péril en la demeure.

            Ces agents en tenue civile apparemment sans considération de l’immunité de la députée nationale, ont mis tout sens dessus dessous recherchant vainement l’administrateur de la DGM. Pire, ils ont pénétré dans la chambre à coucher où ils emporté les bijoux de l’honorable Marie-Jeanne Kika, non sans faire main basse de la somme de 10.000 dollars de ses économies dont une partie, avons-nous appris, allait servir à couvrir ses vacances parlementaires dans son fief électoral dans le Sud-Kivu.

            Selon des informations parvenues à la Voix des sans Voix pour les Droits de l’Homme, tout porte à croire que les recherches menées par les agents de l’Inspection provinciale de la police, seraient liées à une affaire de dénonciation d’un détournement à la DGM du montant de 22 millions de dollars provenant des recettes de la délivrance des visas d’établissement en RDCongo, catégorie spécifique. Alors que signale cette ONG de défense des Droits de l’Homme, la perception de ces recettes et leur consommation par la DGM sont strictement interdites conformément à l’instruction n° 1124/CAB/Min.Finances/Km/2010 du 8 avril 2010 du ministre des Finances.

            Face à ces violations des lois par des services de l’Etat censés les respecter, VSV demande l’ouverture d’une enquête sur les actes posés par l’équipe des policiers ayant menée la perquisition, et des poursuites judiciaires à l’endroit des cadres de la DGM qui détournent les deniers publics de l’Etat, le dédommagement des victimes tout comme la restitution des biens extorqués à l’honorable Kika Zamuda.

 

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