Fosse commune de Maluku : les responsables des services impliqués dans l’enquête hier chez le PGR

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Sur convocation du Procureur Général de la République Flory Kabange Numbi, tous les responsables des services impliqués dans l’enquête judiciaire ouverte sur la fosse commune de Maluku, étaient hier au Parquet général de la République. Motif : faire le premier rapport au PGR de l’enquête qu’ils mènent sur cette affaire qui défraye la chronique.

Il s’agit des services ci-après : l’Auditorat militaire, l’Agence nationale des renseignements, la Police scientifique, la Police nationale congolaise, la Police judiciaire, le Commandant de la ville de Kinshasa, etc.

Parmi les responsables des services ayant répondu à l’appel du Procureur général de la République, on a le Directeur général de l’ANR Kalev, le Commissaire général de la PNC Charles Bisengimana, le Directeur national de la Police scientifique et technique Bekanda, le Commissaire général adjoint de la Police judiciaire Baelongandi, le Procureur de la République du parquet près le tribunal de paix de Kinkole, Ghislain Mwehu Kahozi, etc.

Après cette séance de travail au tour du PGR ayant duré plus d’une heure, c’est le Commissaire général de la Police nationale qui a fait le point aux journalistes.

A la préoccupation de savoir de quoi était-il question au cours de la réunion avec le Procureur général, Charles Bisengimana a indiqué qu’ils ont parlé du dossier à la «une», la fosse commune qui se trouverait à Maluku, selon ses propres termes.

A ce sujet, a-t-il poursuivi, le Pgr a réuni les responsables de tous les services concernés par l’enquête judiciaire qu’il a diligentée sur cette affaire. Il voulait avoir les premiers éléments du dossier dans le but de donner d’autres orientations pour faire accélérer le travail d’enquête.

Chacun a fait le pré-rapport pour son service au Procureur général pour lui permettre d’avoir déjà les premiers éléments du dossier. Car, tous les services concernés avaient effectué la descente sur le terrain où il a été procédé aux auditions, interviews…, et on fait parler les habitants en vue d’obtenir un maximum d’informations sur le dossier.

Les premiers éléments obtenus confirment l’existence d’un site où il a eu enterrement collectif de 421 personnes dont des indigents, corps abandonnés, et mort-nés, a-t-il soutenu.

A la question de savoir s’il sera procédé à l’exhumation des corps comme l’exigent d’aucuns afin que la lumière éclate, il a souligné que ce sera fait si l’autorité judiciaire le nécessaire.

Par ailleurs, Charles Bisengimana a déclaré ne pas comprendre le tollé suscité par cette affaire, alors qu’il s’agit d’une pratique régulière d’inhumation des personnes indigentes et autres corps abandonnés.
Relayant le n°1 de la PNC, le procureur du parquet près de tribunal de paix de Kinkole a révelé que le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme est associé à l’enquête judiciaire diligentée par le Pgr.

Parlant de l’enquête, il a fait savoir qu’il a été d’abord procédé à la sécurisation du site où une équipe d’éléments de la police est déployée pour servir à cette fin.
Il a clos son propos par un appel lancé à quiconque aurait appris qu’une famille recherche un proche d’en informer le parquet.
Dom