Fosse commune de Maluku: l’ASADHO exige l’expertise d’une commission indépendante

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asadho_logo_298281592« Asadho dit non aux enquêtes conduites par le Parquet de Kinkole. L’Asadho réclame  des enquêtes indépendantes et l’exhumation des corps car les enterrements collectifs actuels ne sont qu’une diversion du gouvernement ». Telle est la position de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (Asadho) au sujet de ce dossier chaud de la fosse commune de Maluku. C’était au cours d’une conférence de presse tenue hier mardi 21 avril 2015 à son siège où Jean Claude Katende, son président a fait le point sur une affaire considérée par le gouvernement comme « un enterrement collectif ». Cela, une semaine après les comptes rendus du vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab, du ministre de la Justice, du Parquet Général de la République et du gouvernement provincial,

Le président de l’Asadho est monté au créneau pour rejeter la décision prise par le gouvernement de confier l’enquête à une instance nationale qu’est le « Parquet de Kinkole ». Ce, alors que ce Parquet rejette l’exhumation des corps pour connaitre les causes desdits décès. Raison pour laquelle,  « L’Asadho réclame les enquêtes indépendantes et l’exhumation des corps ». Pour assoir son argumentation, Jean-Claude Katende a rappelé que dans un passé proche, l’une des autorités du pays avait déclaré qu’elle ne faisait pas confiance à la justice congolaise. D’où l’Asadho réclame la mise en place d’une commission indépendante internationale pour mener ladite enquête afin d’établir les vraies causes et les circonstances de ces décès, étant donné que le Parquet ne pourra produire que ce qui conforte la position déjà défendue par  le gouvernement.

En outre, l’Asadho demande que les acteurs au développement puissent accompagner cette démarche puisqu’il s’agit d’une question extrêmement sensible et portant une forte charge émotionnelle.  L’Asadho en a profité pour dénoncer la guerre des sémantiques entre le gouvernement et les organisations de défense des droits de l’homme, notamment l’usage des expressions comme « Les enterrements collectifs qui ne sont qu’une diversion du gouvernement ». L’orateur du jour a estimé que le gouvernement fait preuve d’une appréciation assez étonnante et très légère de ces évènements tragiques alors qu’il s’agit des pertes en vies humaines. Et, l’Asadho de s’interroger sur les raisons qui font que le gouvernement refuse l’expertise de la communauté internationale.

Dorcas NSOMUE