Forum sur la paix et la sécurité en RDC : Addis-Abeba : le dégel se fait attendre

0
25

Le forum sur la paix et la sécurité en République Démocratique du Congo s’est ouvert, comme prévu, hier lundi 26 septembre 2011 à Addis-Abeba, en Ethiopie, en présence des participants, tous congolais, arrivés dimanche soir (19 heures) et représentant la Majorité Présidentielle, l’Opposition Politique, la Société Civile, le ministère de l’Intérieur, la Commission Electorale Nationale Indépendante, etc. C’est le Directeur de l’Institut d’Etudes de la Paix et de la Sécurité (IPSS) de l’Université d’Addis-Abeba, qui a ouvert officiellement les travaux.

Son propos s’est articulé autour du souci de l’Union Africaine de voir les Africains rechercher des solutions à l’africaine aux conflits divers qui surgissent sur leur continent. Rappelant les manifestations populaires qui secouent le Nord de l’Afrique et les contestations post-électorales connues dans certains Etats au Sud du Sahara, il a exhorté les Congolais à éviter l’effet de contagion. Pour ce faire, ils devraient tout faire pour que le processus électoral en cours connaisse un atterrissage en douceur.

Les communications du jour, présentées par les délégués de la CENI, de la Linelit, du CSAC, de la Cenco, du MLC, du ministère de l’Intérieur, du PPRD, de la Comico, de Jed…ont porté sur l’état des lieux du processus électoral, la paix et la sécurité. Dans les débats, les différents intervenants ont particulièrement insisté sur la neutralité et l’indépendance de la Commission Electorale Nationale Indépendante, si l’on veut que le peuple congolais prenne part à des élections réellement démocratiques, transparentes et apaisées.

Des positions diamétralement opposées se sont manifestées au sujet de l’évolution du processus électoral, de la paix et de la sécurité. Pour les délégués de la Majorité Présidentielle et de la CENI, tout se passe normalement sur les plans organisationnel et sécuritaire. Les délégués de la CENI ont continué à affirmer, haut et fort, que le calendrier électoral serait scrupuleusement respecté, à commencer par la date du 28 novembre 2011 retenue pour les scrutins présidentiel et législatifs.
Quant à ceux de l’opposition, ils estiment que le flou entretenu autour du serveur central et du fichier électoral, le manque de neutralité de la CENI, la répression systématique et violente des manifestations pacifiques, le climat d’insécurité qui persiste à travers le pays et particulièrement dans sa partie Est, ne sont pas de nature à favoriser des élections libres, crédibles et apaisées.

Au terme de la première journée des travaux, le dégel tant espéré entre la CENI, la Majorité Présidentielle, l’Opposition et la Société Civile se fait encore attendre. Si les Congolais n’ont pas entretenu un langage de sourds hier dans la capitale éthiopienne, en tout cas, ils n’en étaient pas loin. Les organisateurs du forum restent toutefois optimistes et pensent que les Congolais, au terme de débats houleux, vont finir par dégager des pistes de solution pouvant leur permettre d’avoir une même vision de l’objectif majeur visé, à savoir la tenue d’élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées.

Kimp

LEAVE A REPLY

*