Former la population pour améliorer la gouvernance dans le secteur minier

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minesAprès 4 jours des travaux, les lampions de la deuxième conférence d’échange d’expérience et meilleures pratiques des Organisations de la Société Civile(OSC) se sont éteints hier jeudi 10 avril 2014 au Centre Nganda dans la commune de Kintambo. Cette session de recadrage des actions dans le secteur minier a essentiellement réuni 78 participants provenant de 39 OSC subventionnées lors de l’Appel à proposition 003 du Fonds Société Civile (FSC).

   Au nom des participants, le coordonateur provincial de la Ligue nationale paysanne des droits de l’homme(LINAPEDHO), Schadrack Mukad Mway End Naw, a délivré à l’assistance les résultats et leçons obtenus au cours de cette conférence.

            Concernant les résultats et effets immédiats, on retient le renforcement du partenariat entre les OSC, les officiels, les exploitants miniers et la population, ainsi que la mise en place des structures locales de gouvernance participative dans le secteur des mines.

Au chapitre des leçons, les activistes ont fait noter la nécessité d’ôter l’ignorance dans le chef de la population afin de renforcer la gouvernance dans le secteur minier. « La population non organisée à la base est facile à tromper. Elle est faible, vulnérable, et donc facilement exploitable et dominable… » a expliqué Schadrack Mukad, convaincu qu’une population ignorante, sous informée ou mal informée des enjeux socioéconomiques de son contexte est redoutable dans la mesure où elle pose des actes de vandalisme qui constituent des éléments de sa propre destruction.

                                               Recommandations

Afin d’optimiser son travail d’amélioration de la gouvernance dans le secteur minier, la Société civile a recommandé au FSC et aux bailleurs de rendre disponible un appui financier supplémentaire destiné, non seulement à assurer des actions de plaidoyer, mais aussi d’accompagner les structures de gouvernance participative mises en place pour consolider le climat de dialogue et de concertation.

            Tout en plaidant pour la prolongation du mandat du FSC à deux ans au moins, les membres des mouvements associatifs ont expliqué qu’arrêter le programme de financement en décembre 2014 ressemblerait à « une mère impitoyable qui décide de sevrer son bébé une semaine après la sortie de la maternité ».

            Il convient de noter que les participants ont aussi sollicité une connexion des OSC aux organismes disposant des financements dans le secteur minier. « La mise en œuvre de l’Appel 003 étant une phase expérimentale pour les OSC, il est impérieux de capitaliser les acquis de cette phase pour une bonne implémentation de la bonne gouvernance en RDC. Que DFID intègre les OSC de l’appel 003 dans le processus de financement dans le secteur minier à l’instar du programme avec PROMINES et les accompagne en capacités institutionnelles et en formations » a souligné le délégué de Lubumbashi.

            Au nom du FSC et des bailleurs, le directeur Tito Farias a salué le grand travail abattu par les conférenciers qui sont aujourd’hui consultés pour leur expertise en matière de gouvernance minière. « Vos échanges ont permis aux bailleurs à mieux mûrir leur réflexion et mieux cibler les programmes qui exigent un appui… » a-t-il conclu.

     Tshieke Bukasa

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