Forces Acquises au Changement : la campagne « Touche pas à mon 220 » transportée à Ndjili

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za14Dans le cadre de la campagne  « Touche pas à mon 220, pas de présidence à vie en RDC  » initiée par les Forces Acquises au Changement « FAC », il y a quelques mois , Martin Fayulu, Kalele, Ditu Monizi…. étaient hier mardi 10 septembre 2013  à la place Sainte Thérèse à Ndjili.  L’équipe des FAC présente hier à Tshangu s’est déployée dans plusieurs directions. Affiches et listes des potentiels pétitionnaires en mains, chaque membre du groupe devait tenir un message cohérent à l’endroit de  ses « hôtes » et les amener à adhérer à la démarche.

« Les Forces Acquises au Changement exigent un dialogue national sous la médiation de l’ONU pour résoudre les problèmes suivants : la crise de légitimité, la guerre de l’Est, une CENI (réellement  indépendante), le pillage de nos ressources naturelles, la réconciliation nationale……», pouvait-on lire sur les affiches amenées par les membres des FAC.

 Tout au long de la matinée d’hier, Fayulu et  Ditu… ont « mouillé » leurs chemises, ne se lassant pas d’expliquer aux habitants de Tshangu  le bien- fondé de leur démarche.

Aux personnes de passage par la place Sainte Thérèse hier,  Fayulu et d’autres membres des FAC leur disaient que   le Chef de l’Etat congolais a initié les concertations nationales pour élargir sa mouvance. Appâtés par le goût du lucre, certains acteurs politiques ont naturellement mordu à l’hameçon. Avec  ces concertations, le  Chef de l’Etat se voit offrir des béquilles dont il peut se servir pour 2016. Notre démarche est noble : récolter des signatures pour  barrer la route à une éventuelle modification de l’article 220 de la Constitution et obtenir un vrai dialogue national», clamaient-ils.

Conquis par la simplicité du message leur délivré, plusieurs personnes ont  signé spontanément à titre individuel la pétition sur le verrouillage de l’article 220 de la Constitution.

D’autres,  peu au fait des réalités politiques, ne  comprenaient pas le bien-fondé de la démarche des FAC.  Ou encore ne risquaient rien en  signant la pétition.

Habitués aux harangues, Fayulu leur a expliqué patiemment   qu’ils ont intérêt à bannir la peur.  Et que la démarche initiée par les FAC est légale.

A  force d’argumenter, le président national de l’Ecidé a fini par convaincre quelques  sceptiques qui ont alors apposé leurs noms , adresses et signatures sur les listes des pétitionnaires.

«Fayulu est vraiment un brave, il s’est permis de boycotter les concertations nationales», a-t-on entendu dire quelques ndjilois.

Un sympathisant de l’Ecidé, après avoir signé sa pétition,   s’est tourné vers Le Phare pour préciser  que Martin Fayulu est né et a grandi à Ndjili.

Et d’ajouter qu’il était dans son fief.

Ditu Monizi, ancien élève au Collège Bonsomi,  qui a battu campagne en 2011  comme député national pour le compte de l’Ecidé, n’a pas non plus eu beaucoup de peine à s’acquitter de sa tâche. Au finish, l’équipe des FAC est répartie avec des centaines des signatures dans sa gibecière.

En raison de l’étendue de la commune de Ndjili, Fayulu et Ditu…pourraient y  retourner dans les jours à venir. De nombreux habitants de Tshangu sont rentrés chez eux avec les affiches des FAC.

Masina, Ngaba, Kintambo,  Marché de la Liberté, Matadi,  Gare Centrale…. sont les autres sites qui ont précédé l’étape de Ndjili, a déclaré Fayulu.

Jean-Pierre Nkutu

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