Fonction Publique : le ministre Isumbisho pour une administration décentralisée au service de la population 

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fonction-publique (1)Le ministre de la Fonction Publique, Pascal Isumbisho, a procédé hier lundi 25 janvier 2016 au Fleuve Congo Hôtel à l’ouverture du Séminaire-Atelier d’information, de formation, de vulgarisation et d’harmonisation avec les délégués provinciaux sur la réforme de l’administration publique et ses implications dans la mise œuvre de la décentralisation. Ce séminaire est organisé par la cellule de mise œuvre de la Réforme de l’Administration publique, avec l’appui de la Banque Mondiale.

Dans son allocution de circonstance, le ministre de la Fonction Publique a souligné que cette activité s’inscrit dans la droite ligne  des actions à mener au bénéfice de l’efficacité de l’Etat, pour cimenter les réformes institutionnelles en vue de l’efficacité de l’action de l’Etat et de la consolidation de son autorité.

Pascal Isumbisho a fait remarquer que comprise comme le bras séculier de l’Etat, mieux sa colonne vertébrale, dans l’implantation des politiques publiques de la vie nationale, l’administration publique de par sa fonction transversale, est appelée à pourvoir à ses besoins d’organisation, de fonctionnement et de gestion en ressources humaines, techniques et financières.

Il a rappelé que l’investiture du Chef de l’Etat avait été l’occasion pour l’autorité suprême de constater les disfonctionnements majeurs qui empêchent l’Administration Publique de prétendre à un nivellement vers le haut et de se hisser de ce fait au diapason des exigences de la modernité, de l’émergence et du développement.

En effet, souligne-t-il, le Chef de l’Etat retient dans son réquisitoire à charge de la Fonction Publique une impasse qui se résume en trois points : la faiblesse de rendement des agents et fonctionnaire de l’Etat, la corruption et la concussion au sein du corps, et la précarité des conditions matérielles de fonctionnement, et la situation salariale déplorable.

            Le patron de la Fonction Publique a indiqué que ces trois caractéristiques conduisent l’administration publique congolaise dans un cercle vicieux, d’où il faut à tout prix sortir.

Paraphrasant le Chef de l’Etat, isumbisho fait noter aux participants que l’administration décentralisée est l’object principal des travaux du séminaire qui dureront 4 jours.

            Pour le ministre de la Fonction publique, l’équation à résoudre est celle de la mise en adéquation de la stratégie révisée de la réforme de l’administration publique, qui implique l’organisation et le fonctionnement des administrations publiques provinciales.

            Isumbisho a relevé que cette problématique prend en compte les besoins en personnels dans les nouvelles provinces, à mettre en parallèle et en relation avec les ressources financières correspondantes.

Il a tout de même précisé qu’une matière traitant des questions relatives à la réforme des finances publiques fait l’objet de toute une session.

            Le ministre de la Fonction Publique a fait savoir que les questions de gouvernance et celles liées au parachèvement du cadre juridique et de la décentralisation administrative et sectorielle sont aussi prises en compte.

Isumbisho a suggéré aux participants d’apprécier, à travers les communications prévues, la formule envisagée par son ministère pour ajuster les nouvelles normes de l’efficacité, de l’efficience et de l’excellence.

Ce membre du gouvernement attend de ces assises des recommandations utiles, qui aideront le comité de pilotage et de modernisation de l’administration publique, présidé personnellement par le Premier ministre, à introduire dans la stratégie révisée, des facteurs correctifs susceptibles d’aiguiller la bonne conduite de la réforme.

ERIC WEMBA