Fonction publique : Kibala laisse derrière lui 1.700.000 USD et actions

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jean-claude_kibalaMinistre démissionnaire de la Fonction publique, Jean-Claude Kibala a procédé hier à la remise-reprise avec la Primature, chargée de gérer ce ministère, en attendant la désignation de son successeur. On a noté, côté finances, que ce technocrate issu des rangs du MSR a laissé dans la caisse la petite cagnotte de 1.700.000 dollars américains. S’agissant des actions, il est crédité de l’initiative de la mise en place de l’Intersyndicale de l’administration publique, érigée en interface légitime du gouvernement.

Décidé à faire bouger les lignes pendant les trois ans passés à la tête de la Fonction publique, il a mis en route une réforme qui fera date, en dépit des critiques acerbes récoltées de la part des adeptes du statu quo. Ainsi, il a pu définir, avant de partir, le « cadre stratégique » basé sur la rationalisation des missions, des emplois, des structures et des effectifs, l’élaboration des plans directeurs des ministères, la revue du cadre juridique, la revalorisation des ressources humaines, la maîtrise des effectifs et de la masse salariale, la décentralisation administrative, la promotion des NTIC, de l’approche qualité, de l’éthique, de la déontologie et de la lutte contre la corruption.

Sous son mandat, il a ficelé deux projets de loi, dont l’un a été adopté au Parlement. Il s’agit de la loi portant organisation et fonctionnement des services publics du pouvoir central, des provinces et des entités territoriales décentralisées ainsi que de celle portant statut de l’agent de carrière.

Pour ce qui est de la maîtrise des effectifs et de la masse salariale, il a permis au gouvernement de normaliser le processus de rémunération, les primes ne venant qu’en appoint au salaire du fonctionnaire. Gel du recrutement, de différentes demandes de nouveaux barèmes de primes, suppression des primes versées aux membres des commissions interministérielles d’encadrement de la paie, nettoyage et harmonisation des fichiers des bases des données, fichier unique de paie, finalisation du recensement des agents et fonctionnaires, sont autant, d’actions à l’actif de Jean-Claude Kibala.

La création de l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) va résoudre le problème de la formation des cadres de qualité pour l’administration publique congolaise. Elle traduit la volonté du gouvernement de doter le pays d’une administration performante, tournée vers le développement. Un programme stratégique de formation continue des agents, est là.

            Le ministre sortant de la Fonction publique s’en va, tête haute, prêt à assumer son actif, comme son passif. Cadres et agents de l’Etat ayant souscrit à sa réforme, sont inquiets, car incertains de voir son successeur continuer sur la même lancée. Mais du côté de ses détracteurs, c’est la fête. A l’heure du bilan, chacun peut juger s’il a bien ou mal assumé ses charges d’homme d’Etat. On retient au moins qu’il a quitté le gouvernement par fidélité.

Kimp