Finances : le tableau de bord 2016 validé

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yav mulandPendant des semaines, des experts de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères du Budget et des Finances ont réfléchi, sous la direction du ministre des Finances, Yav Mulang, autour d’un plan de trésorerie à mettre en œuvre pour l’exercice budgétaire 2016. Cet important instrument d’agencement des recettes et dépenses au niveau du gouvernement a été rendu public le mardi 23 février 2016 par le ministre des Finances en personne.

Selon l’esprit de ce document, les mouvements des fonds publics devraient désormais dépendre des priorités fixées au niveau du ministère des Finances dans les modalités d’engagement des crédits. A cet effet, chaque intervenant dans la chaîne de dépense, quel que soit son secteur d’activités, devrait tenir compte des paramètres du plan national de trésorerie dans le processus de demande des fonds.

L’avantage de cette « boussole » est que les ministères des Finances et du Budget vont davantage travailler en synergie pour ne mouvementer les comptes de la République qu’en fonction à la fois des priorités et de l’état de la caisse au niveau de la Banque Centrale du Congo. La « navigation en vue », si préjudiciable au trésor public dans certaines circonstances, est interdite.

Dans sa volonté de révolutionner les finances publiques congolaises, Yav Mulang vient de faire un pas de plus dans la voie la planification des recettes et dépenses. Le principe de base de ce plan de trésorerie est qu’aucune dépense ne peut être ordonnée si elle n’est couverte, au préalable, par un fonds déjà budgétisé. Ainsi donc, l’improvisation est en train de s’éloigner progressivement des finances publiques congolaises.

C’est le lieu d’en appeler à l’intériorisation, aussi bien par ceux qui opèrent dans les centres d’ordonnancement des dépenses que par le commun des Congolais, de la culture de la discipline financière dans le traitement des dossiers des recettes et dépenses publiques. En fin d’exercice budgétaire 2016, l’opinion nationale pourra faire le bilan de l’innovation, avec le concours des parlementaires.

                                      Kimp