Fin de stage pour un groupe des étudiants de l’Ifasic : l’éditeur du Phare « Le métier de journaliste exige beaucoup de courage et d’abnégations ! »

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Moment d’allégresse et de détente, la manifestation de fin de stage de dix étudiants de l’Ifasic au quotidien Le Phare a permis, vendredi 4 juillet 2014, à ces futurs chevaliers de la plume d’exprimer toute leur reconnaissance à l’équipe rédactionnelle, non seulement pour leur première initiation à la pratique du métier, mais aussi et surtout pour les sages conseils leur prodigués durant plus d’un mois et qui les guideront tout au long de leur future vie professionnelle.

 Après le mot de bienvenue de Michel Lungundi Kalonda, le responsable du service commercial, le modérateur de cette manifestation, Mlle Horma Tendo Kabeya, a fait une brève prière pour solliciter la bénédiction de l’Eternel.

Arlène Gikapa Mununua, leur porte-parole, a reconnu que ce stage n’était pas de tout repos, car il leur fallait produire au moins un article par jour. Ce qui n’était pas facile pour «ces journalistes en herbe». Grâce aux orientations formulées sur la manière de collecter des informations,  et à la couverture des reportages en équipe avec des « aînés dans le métier », ces étudiants sont parvenus à découvrir les dures réalités de la pratique professionnelle quotidienne par rapport aux théories livresques, et à nourrir leur vocation d’historiens du présent.

Au-delà de la joie et du sentiment de satisfaction profonde que procure la publication dans le quotidien Le Phare, d’un article signé de sa main, et d’être lu par des milliers de lecteurs à travers le monde, par la magie de l’internet, alors qu’ils sont encore sur le banc des études, il y a aussi cette fierté d’avoir réussi cette « épreuve de feu » là où certains étudiants timides et frileux ont séché tout le stage. Aux courageux qui ont gravé leurs noms dans les archives de cet organe de presse, la voie semble toute tracée pour l’exercice futur de cette profession.

Leur production, fruit d’un certain courage et de la volonté de tirer tout le bénéfice de cette période de formation pratique, témoigne de leur détermination d’affronter désormais l’avenir avec sérénité et optimisme.

Des fondamentaux pour une bonne pratique professionnelle

 L’occasion était donnée à l’éditeur Polydor-Fortunat Muboyayi, de rappeler les fondamentaux de la pratique professionnelle dans un monde médiatique toujours plus exigeant et plus concurrentiel que jamais, où le journaliste, véritable chasseur d’informations, d’images et de sons, doit aller partout, voir et aborder tout le monde, et entendre les réactions des témoins des faits.

Il faut maîtriser le sujet qu’on veut aborder, a-t-il conseillé, pour pouvoir mieux le traiter.  Cela requiert des connaissances pour disposer d’un feed-back, sans lequel l’article manquera de consistance.

Sur base d’une longue expérience, l’éditeur du Phare a exhorté les étudiants de ne pas fuir le travail de journaliste, mais de persévérer dans cette filière, afin de devenir des hommes et des femmes de médias dont les organes de presse ont besoin.

«Ne vous engagez pas dans d’autres filières, si vous avez choisi le journalisme». Et Polydor-Fortunat Muboyayi d’évoquer le parcours de nombreux journalistes qui ont forgé dans l’effort, le goût du métier. Et d’ajouter «qu’il ne faut pas tomber dans le piège de 50 % et vous contentez de ces résultats pour la suite de vos études».

Visez toujours l’excellence, visez toujours plus haut, «devait-il insister, pour réussir dans vos études et dans votre vie». Car, au niveau de la licence, vous devez parfaire votre formation de journalistes, avant de devenir plus aguerris et prêts à l’emploi, a-t-il fait savoir.

«Le travail de journaliste, a rappelé l’éditeur du Phare, est un travail toujours achevé. Pas un travail inachevé, car vous devez savoir que vous devez mettre à la disposition du public, un produit de qualité. C’est l’image de cette rigueur que vous devez gardez à l’esprit, parmi des leçons que vous avez retenues de votre passage au Phare».

Il leur a souhaité de bonnes études, avant de formuler le vœu de les revoir à la fin de leur licence.

Coordonnateur Jacques Kimpozo : «  Capitalisez tout ce que vous avez appris au Phare ! »

 Encadreur principal des stagiaires, Jacques Kimpozo Mayala, coordonnateur de la rédaction du Phare, note d’abord deux constats : le fossé entre la théorie des livres et la pratique sur le terrain.  La théorie étant l’ensemble des connaissances apprises aux études, a-t-il fait remarquer, serait insuffisante si elle n’était pas complétée par une formation pratique. «Et c’est cette base qu’au Phare, nous nous sommes efforcés de vous inculquer durant toute la période de stage.

«Capitalisez alors tout ce que vous appris au Phare, a insisté Jacques Kimpozo, car notre quotidien se veut une école de l’excellence. Partout où vous allez, justifiez de grâce, votre passage à cette école de l’excellence. Et de renchérir : «  vous serez certainement appréciés et vous en serez fiers ! »

A l’issue de cette cérémonie pleine de symboles, Mlle Arlène Gikapa a remis une pendule et un désinfectant au Phare, en guise de cadeaux des stagiaires qui témoignent de leur reconnaissance à l’ensemble de l’équipe rédactionnelle du quotidien de l’avenue colonel Lukusa, pour leur encadrement durant toute la période de leur stage d’un mois.                                          J.R.T.     

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