Fichier électoral : Fayulu juge l’audit de l’OIF sans objet

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martin-fayulu-washingtonLe Coordonnateur des FAC (Forces Acquises au Changement) n’accorde aucun crédit à l’audit du fichier électoral lancé il y a peu par des experts de l’Organisation Internationale de la Francophonie, en mission de travail à Kinshasa. Martin Fayulu remet en cause cette opération qui durera 15 jours pour un fichier électoral contenant plus de 30 millions d’électeurs, alors que le même travail, effectué au Sénégal pour près de 4 millions d’électeurs par des délégués de la même institution, avait pris 6 mois et donné lieu à 198 recommandations.   

Au cours d’un entretien avec la presse au siège de son parti situé sur l’avenue de l’Enseignement, le président de l’ECIDé a affirmé que le fichier électoral actuel est trop pollué pour mériter un audit digne de ce nom. D’après le précité, tous les éléments indiquent que ce fichier électoral décrié par les forces politiques et sociales, n’est pas crédible.

Raisons avancées : -le fichier actuel méconnait les nouveaux majeurs depuis mars 2011 et ignore les Congolais revenus du pays après mars 2011 ainsi que ceux qui ont été expulsés des pays étrangers. Le même fichier reprend des personnes décédées et ne tient pas compte des changements d’adresses.

Ce fichier, qui n’a jamais été audité par des experts indépendants, contient sans nul doute beaucoup des fictifs et des personnes ne remplissant pas les critères fixés par la loi. Il existe des millions de fausses cartes d’électeurs en circulation.

Fayulu est convaincu que pour y remédier, seul l’enrôlement de tous les électeurs s’impose, afin de permettre l’établissement d’un fichier électoral réaliste et transparent, gage d’élections paisibles et transparentes.

A ce sujet, il a réaffirmé la poursuite de la campagne de l’Opposition pour exiger l’enrôlement de tous les électeurs.

Eu égard à tout ce qui précède, cet acteur de l’Opposition considère l’audit actuel du fichier électoral par les experts de l’OIF comme une perte d’argent et de temps. De son point de vue, il s’agit d’une mascarade pour couvrir des fraudes électorales à venir.

            Revenant sur la loi sur la répartition des sièges adoptée le samedi 25 juillet 2015 par la plénière de l’Assemblée Nationale, Fayulu dénonce une opération cosmétique d’extrapolation des chiffres ne correspondant à aucune réalité du terrain.

Il a fustigé le fait que la cartographie des groupements sur laquelle s’est basée la CENI pour établir la répartition des sièges relève de la pure imagination.

            « Tantôt, on parle de 5.713 groupements, tantôt de 5923 ou de 6.671», a-t-il fait remarquer, avant de s’interroger sur  le nombre exact de ces groupements. Le coordonnateur de « Sauvons la RDC » a rappelé que l’actuel fichier électoral a été confectionné grâce aux matériels fournis par ZETES, une firme belge non qualifiée en la matière.

ERIC WEMBA