Fermeture intempestives des médias : l’OMEC interpelle les autorités politiques et administratives

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L’Observatoire des Médias Congolais, OMEC en sigle, a accueilli avec satisfaction la nouvelle de la levée, en début de semaine, de la mesure de suspension qui frappait la diffusion de la chaîne française RFI en RD Congo.
Tout en saluant cette décision du Gouvernement  qui permet au public congolais de jouir à nouveau de son droit à une information plurielle, l’instance d’autorégulation des médias en RDC rappelle que de nombreux médias tant à Kinshasa qu’en provinces ne peuvent émettre depuis plusieurs jours voire des semaines, à cause des mesures conservatoires injustes, téméraires et anticonstitutionnelles prises soit par le gouvernement central, soit par des chefs de divisions provinciales ayant en charge les médias et la communication soit enfin par des administrateurs du territoire.

L’OMEC rappelle également que seul le CSAC (Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication) est habilité, au terme de la loi, à retirer la fréquence à une chaîne de radio ou de télévision et cela par une décision motivée. Cependant, force est de constater que dans ses correspondances N°679 et 680/CSAC/CP/12/2011 du 27 décembre 2011 relatives aux dossiers Canal Futur TV et RLTV, cette instance affirme ne pas être responsable de la non reprise des activités de ces deux chaînes, tout en gardant un silence assourdissant sur la fermeture de plusieurs médias en provinces.
De ce qui précède, l’OMEC exige la réouverture sans conditions et sans délai de tous les médias fermés à la suite de ces décisions illégales, et qui visent à maintenir une bonne partie de la population congolaise dans l’obscurantisme et l’ignorance.

L’OMEC invite par ailleurs le CSAC à sortir de sa torpeur et à réguler le secteur conformément au mandat qu’il a reçu du Législateur.
L’OMEC demande enfin aux Assemblées provinciales de peser de tout leur poids pour que le droit des populations à recevoir des informations soit préservé et réellement garanti et que l’anarchie cesse dans le secteur de la communication et des médias.

Fait à Kinshasa, le 11 janvier 2012

Pour le Conseil Exécutif,
Prof Bernard MUNSOKO
Secrétaire Exécutif

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