Les femmes de l’administration des finances réfléchissent sur l’égalité des chances dans le monde du travail

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Réunies jeudi 23 mars à Kinshasa, dans le cadre des activités relatives au mois de la femme, des femmes œuvrant au sein de l’administration des finances ont lancé une série de réflexions sur l’égalité des chances entre hommes et femmes dans le monde du travail.
Un sujet qui cadre, non seulement avec le thème national de la journée internationale de la femme, à savoir : « RDC 50-50 à l’horizon 2030 : investir dans le travail décent et le plein emploi pour les femmes dans un climat de paix et d’équités », mais aussi avec le  thème
international qui met l’accent sur l’autonomisation économique de la femme.

Il a été question d’échanger dans le cadre de la lutte pour l’amélioration des conditions de la femme dans la société, de manière générale, de relever les difficultés et proposer les voies et moyens de les transformer en  forces en vue d’une meilleure projection des actions à venir.

Ces réflexions vont aboutir à l’élaboration d’une stratégie à proposer au gouvernement afin de lui permettre d’œuvrer pour le plein emploi et un travail décent pour la femme. « il fallait donner aux mamans des informations nécessaires sur le thème national, leur expliquer ce qu’est un travail décent afin qu’elles aillent à leur
tour sensibiliser d’autres femmes qui sont restées à la base,
l’objectif étant d’élaborer une stratégie à présenter à l’autorité. »,
a précisé Françoise N’TANG , adjointe au point focal genre de
l’administration des finances.
Les participants à ces travaux ont souligné le fait que le marché du
travail actuellement, est en constante évolution. Des milliers
d’emplois sont créés tandis que  d’autres sont détruits. Cette
situation entraine le chômage, surtout féminin. D’où la nécessité, au
niveau du gouvernement, de mettre en place une politique visant à
favoriser la possibilité pour tous les citoyens d’exercer un travail
productif convenablement rémunéré, assorti des conditions de sécurité
sur le lieu de travail et d’une protection sociale pour leurs familles
d’une part et le plein emploi comme la possibilité pour tous de faire
un passage d’un marché du travail à un autre dans un temps
relativement faible, d’autre part.
D’après Jeanne Nzuzi, secrétaire permanente du Comité National  Femme
et Développement, qui a axé son exposé sur la problématique du travail
décent pour la femme et le plein emploi, l’effectivité de la parité
50/50 en RDC requiert, non seulement la conscientisation de la femme,
elle-même, mais aussi  la volonté politique. Elle a indiqué que le
gouvernement devrait militer pour le respect de tous les instruments
juridiques qui consacrent la parité.
Au niveau de la femme, Jeanne NZUZI estime qu’il faudrait initier la
jeune fille dès le bas-âge. «  il est nécessaire de  pousser la jeune
fille à s’adopter dans un monde en pleine évolution avec le
développement de nouvelles technologies. Pour bien préparer l’avenir,
nous devrions aider la jeune fille à s’intégrer dans le monde
numérique», a-t-elle martelé.
Cependant, elle relève plusieurs contraintes qui ne favorisent pas
l’effectivité de la parité en RDC. Il s’agit notamment des
considérations sociales. « Nous avons hérité de nos traditions une
façon erronée de considérer l’homme et la femme. Il y a des inégalités
basées sur le sexe et ce sont ces inégalités qui sont à la base de la
pauvreté et de la discrimination entre l’homme et la femme. Il y a
également un faible niveau de mise en application des instruments
juridiques », a-t-elle décrié.
Pour sa part, Docteur BOKOKO a échangé avec les participantes à ces
assises sur « Comment mieux vivre avec le rhumatisme, l’arthrose et la
ménopause ». Elle a fourni aux femmes des informations utiles sur ces
réalités sanitaires, pour la pluparts de cas, naturelles et  des voies
et moyens pour y faire face.
Ouvertes le jeudi 23 mars, ces activités qui entrent dans le cadre du
mois de la femme,  vont se clôturer le 6 avril prochain.
Muriel KADIMA