Femmes congolaises…Et si on mettait tout par écrit !

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La fête est finie et maintenant, appliquons nos résolutions pour aller de l’avant.  Un adage dit : « Dis-moi ce que tu aimes et je te dirai qui tu es. »  Cependant, en cette fin de mois de mars, je dirais plutôt aux Congolaises de Belgique : « Parlez-moi de vous et je vais mieux vous connaître. »
En effet, pendant tout le mois de mars, les femmes congolaises ont été à l’honneur par la volonté de l’ambassade de la RDC, qui a décrété ce mois, celui de la femme congolaise.
Saisissant cette opportunité, les Congolaises de Belgique ont marqué ce mois en multipliant des conférences, des débats, des expositions… pour parler bien entendu d’elles-mêmes et pour aussi  dénoncer certaines pratiques dont elles sont victimes en Belgique. Bien qu’elles partagent les mêmes auditoires avec leurs camarades européennes; qu’elles s’appliquent studieusement et réussissent avec autant de qualifications, leur diplôme « porte souvent une autre couleur » lorsqu’il s’agit de trouver du travail dans certains domaines, par exemple.
Et pour prouver qu’elles valaient mieux, elles ont démontré à travers de brillants exposés, qu’on devrait compter avec la Congolaise. 
Regroupées par provinces, elles ont tour à tour peint le portrait de la femme selon les ethnies, les coutumes et les traditions. Universitaires, employées, femmes au foyer, grand-mères etc, elles ont exprimé une dimension culturelle hors du commun. Le Congo, ce ne sont pas seulement des centaines des tribus, mais c’est aussi et surtout une extraordinaire diversité culturelle. Allant de la vie sociale à la maternité; de l’éducation des enfants aux travaux ménagers; des liens de mariage au veuvage; des interdits au respect des traditions; de l’art culinaire aux méthodes thérapeutiques… leurs exposés étaient riches en enseignements, en histoire et remplis également d’anecdotes.
Ce qui me pousse à dire qu’elles soient issues des deux Kasaï, de la Province Orientale, du Maniema, de l’Equateur, du Bas-Congo, du Katanga, du Bandundu, du Nord et du Sud Kivu ou de Kinshasa, ces Congolaises ont prouvé qu’elles demeurent une véritable encyclopédie. 
Cependant, ma crainte réside en ce que cette encyclopédie disparaisse un jour. Alors, si on mettait tout par écrit ?  Ecrire, c’est transmettre. Je pense que si nous voulions léguer à la génération future, ce que nos aînés nous ont transmis, il serait temps de le mettre par écrit et non plus continuer à privilégier l’oralité. 
Stéphanie Manfroy-Boale
(C.P.)       

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