FEC-ONEM : un cadre de concertation et de dialogue mis en place

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onemL’Administrateur-délégué de la Fédération des entreprises du Congo(FEC), André Tshiabantu, a échangé le vendredi 23 mai 2014, au siège de cette organisation patronale, avec la directrice générale de l’Office national de l’emploi (ONEM), Angélique Kikudi, afin de trouver de réponses aux préoccupations de leurs différents membres et faciliter le dialogue entre les deux  organisations.

            C’était en présence des représentants des entreprises membres de la FEC, ainsi que des cadres de l’Office national de l’emploi.

            Cette matinée a connu trois temps forts : le discours d’introduction de l’administrateur-délégué de la FEC, l’allocution de la directrice générale de l’ONEM, ainsi que le jeu de questions réponses.

            L’administrateur-délégué de la FEC a rappelé que l’invitation lancée par son organisation patronale a été motivée par diverses interrogations des entreprises concernant la mission de l’ONEM.

            André Tshiabantu a signalé que ces questionnements s’est accru depuis le mois de septembre 2013, marqué par le début du versement de 0,2 % à l’ONEM sur les rémunérations payées par les entreprises.

            L’administrateur-délégué de la FEC a souligné trois éléments : la révision des pénalités à la baisse, la sous-traitance et la représentation des employeurs. Concernant les pénalités fixées à 1500 % le mois de retard, il a estimé que ce montant devrait être revu à la baisse. Car, cet arrêté avait suscité en son temps, des remous du côté de la FEC.

            S’agissant de la « sous-traitance », André Tshiabantu a souhaité des éclairages, étant donné qu’il revient à l’ONEM la charge d’octroi des autorisations pour leurs agréments auprès du ministre.

Il a aussi relevé que plusieurs entreprises ne se conforment pas à la loi jusqu’à ternir l’image de la profession.

            Enfin, il a émis le vœu de voir ce premier contact augurer un cycle de contacts directs à Kinshasa et en provinces.

            Angélique Kikudi Héliane a rappelé que l’ONEM est une émanation de la tripartite qui a vu le jour, lors de la 29ème session du Conseil national du travail.

La directrice générale de l’ONEM a insisté sur le fait que l’exercice de communication entre le service public d’emploi (SPE) et la plus grande organisation des employeurs, qui est une nécessité absolue, n’est qu’à son début.

            Aussi pour elle, le désir manifeste de chaque côté de créer un cadre de concertation et de dialogue permanent entre leurs deux structures, a été largement approuvé et les modalités pratiques feront l’objet d’une étude.

            Angélique Kikudi a souligné que la mission de l’ONEM est complémentaire et ne peut être remplie par elle seule, car la loi le place au centre de ceux qui créent, sollicitent et offrent l’emploi.

Toutefois, elle a reconnu que pareille activité exige un déploiement des ressources, avant de se dire fière de la FEC qui lui sert de conseillère et de partenaire en même temps.

            La DG a reconnu que la sous-traitance est une question épineuse qui donne matière à réflexion.

            Angélique Kikudi a fait savoir que l’ONEM avait recommandé à ses agences d’être en association, étant donné qu’elles sont aussi justiciables devant la loi. A ce sujet, elle a rappelé la table-ronde qui avait eu lieu récemment, et fait observer que la sous- traitance présente moins de charges. Toutefois, elle a déploré le fait que les sous-traitants ne dénoncent pas souvent les abus causés par leurs chefs.

Melba Muzola

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