FDLR : Les camps de transit de Kanyabayonga et Walungu de nouveau vides !

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fdlr « A l’heure où je vous parle, le camp de Walungu et celui de Kanyabayonga sont totalement vidés de leurs éléments FDLR. C’est-à-dire et les combattants et leurs dépendants –femmes et enfants – qui sont à l’heure où je vous parle dans le camp général Bahuma à Kisangani…», a déclaré le général Abdallah Wafy, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU chargé des opérations dans l’Est de la RDC, hier mercredi 3 décembre 2014.

Il a affirmé, au cours du point de presse hebdomadaire de la Monusco à son Quartier général de Kinshasa, que les camps de transit des ex-FDLR de Kanyabayonga (Nord-Kivu) et Walungu (Sud-Kivu) n’abritent plus d’ex-combattants. A l’en croire, ceux qui y étaient regroupés ainsi que leurs dépendants, ont été transférés à Kisangani. Au total, ce sont près de 600 ex-combattants et dépendants FDLR qui ont quitté Kanyabayonga et Walungu pour le chef-lieu de la Province Orientale.
Annonçant par ailleurs la tenue, ce jeudi 4 décembre 2014, une réunion avec les responsables des FDLR afin de discuter de la suite de l’opération de désarmement de ces ex-rebelles. Pour sa part, a-t-il conclu, la Monusco espérait que ce processus de désarmement prenne fin avant le 2 janvier, date d’expiration du délai de 6 mois accordé par la Communauté des Etats de l’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale pour la région de Grands Lacs (CIRGL) aux FDLR pour se rendre. Passé ce délai, devrait-on le rappeler, la traque de ces rebelles devrait commencer.

Toutefois, concernant la situation sécuritaire au Nord-Kivu, le porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, a indiqué que le climat sécuritaire est demeuré volatile et imprévisible, du fait des activités négatives des groupes armés rapportées dans les territoires de cette province. « Toutefois, les Forces onusiennes et congolaises maintiennent sous leur contrôle l’environnement sécuritaire dans cette partie du pays »
Dans la province du Katanga, le climat sécuritaire demeure volatile et imprévisible du fait d’activités négatives perpétrées par les éléments des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda(FDLR) et ceux du groupe Mayi-Mayi Bakata-Katanga et Yakutumba. Toutefois, des efforts fournis par les troupes  de l’armée congolaise et celles de la Force de la MONUSCO dans la lutte contre ces groupes armés permettent de maintenir sous leur contrôle l’environnement sécuritaire dans cette province. « La Force de la MONUSCO soutient les opérations menées par les troupes des FARDC au Katanga et y mènent également des patrouilles intensives de domination de terrain, dans le but de combattre les activités des forces négatives et protéger les populations civiles. Et ce, par le biais de ses Observateurs Militaires déployés dans la province, qui mènent régulièrement des patrouilles intensives dans leurs zones de responsabilité, mais aussi
les Forces Spéciales Egyptiennes, déployées dans la région de Manono », a-t-il appuyé, avant d’ajouter que c’est également par le bataillon béninois, qui a déployé ses bases à Kalemie, Bendera, Kongolo, Manono, Moba, Lubumbashi et Kamina, afin de lutter efficacement contre les groupes armés actifs dans les régions concernées.

Tshieke Bukasa

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